Dimanche 29 juin 2008

Elle a le regard qui s'étire comme les ailes d'un papillon noir. Une bouche telle un bouton sucré de rose rouge. Une peau de neige éternelle. Une chevelure de ténèbre.
Non, ça n'est pas Blanche-neige, elle n'a jamais connu cette légende. Elle ne rêve pas de pomme empoisonné. La mémoire de ses seize
automnes n'a pas encore enfouit de prince charmant. Sont âme n'a pas voulu se venger d'une belle-mère trop acariatre.
Sa vie vas, sans qu'elle ne s'en soucie. Sa vie coule, loin de son coeur engourdi. Mei, n'est pas une fleur, juste une fille
solitaire. Sa chambre est un tombeau dont les murs sont d'ivoire. Le monde avance derrière le rideau de sa chair intouchable.
C'est un joyaux dans un écrin d'or, rêvant de voyage céleste. Elle n'a jamais vue la terre, n'a jamais rencontré d'être humain, ne connait
pas l'amour, voudrait aller au delà de son univers sacré.
Elle dort, déguste des fruits livré par un visiteur invisible et muet. Elle danse, ce qu'elle croit être une danse. Elle ne pause pas de
mots sur les choses. Elle naît à chaque instant, aussi ignorante qu'un nourisson, aussi fragile qu'un vase de cristale en haut du mont Fuji.
Elle à froid. La chambre où elle respire est de glace, son lit est une banquise la conservant au yeux du monde, telle une momie
immortelle.
Et tous se pressent, à son insu, contre ces fenêtres invisibles. Ils regardent, ils observent cette déesse aux doigts bleutés qui restera
à jamais une statue de neige intouchable et vierge.
Mei se dévêt lorsqu'elle croit le soir venu, se vêt quand la lumière probablement se fait. Ses gestes sont inlassablements simples. Elle
vit selon son âme, elle fait se qu'elle pense être bon.
Cette princesse de marbre, ne sent pas sur sa peau nue, le regard avide de ses silencieux admirateurs. Spectateurs secrets, qui se
nourissent de ses yeux. Individus multiples, qui offriraient un monde pour embrasser son pied menu.
Mei, n'a jamais eu peur, elle fait ce que sont corps lui dicte, avec simplicité. Elle se réjouit des petites choses. Elle aime, le
contacte de l'eau sur son corps, l'odeur de ses draps, le goût d'une cerise fondant dans sa bouche, le chant du rossignol derrière la paroi de sa cellule... elle aime ce qu'elle vit, car elle
ne vit rien d'autre.
Mais, la déesse dans sa solitude d'albatre, comprend chaques jours un peu plus qu'il manque quelque chose à son existence. Sa solitude,
sans qu'elle ne sache pourquoi, la rend mélancolique. Elle à besoin d'une chose dont elle ne connaît pas le nom. Alors, elle dort, et se demande en songe la raison de sa présence dans ce monde
si étroit et si monotone.
Or, une nuit venue, tandis que Mei sommeil, un mouvement étrangé se fait dans cette tombe de silence.
Mei bouge et se débat dans un mystérieux rêve. Le rideau de sa couche frémit un instant. Le vase de porcelaine à son chevet, tremble quelque peu, penche dangereusement, se renverse et se brise sur le sol en un grand fraca! Mei sursaute et se reveille en poussant un cris!
Mei bouge et se débat dans un mystérieux rêve. Le rideau de sa couche frémit un instant. Le vase de porcelaine à son chevet, tremble quelque peu, penche dangereusement, se renverse et se brise sur le sol en un grand fraca! Mei sursaute et se reveille en poussant un cris!
Devant son lit se dresse un jeune homme sombre vêtu comme un guerrier. La pauvre jeune fille ignorante du monde, n'a jamais vu un tel être
de toute sa vie de recluse. Elle tremble, gémis un peu, puis pause à nouveau les yeux sur le garçon qui s'est introduit dans son sanctuaire. Elle se lève, splendide dans sa parfaite nudité.
Plus innocente qu'un nouveau né, elle ne songe pas à se cacher. Elle s'approche, effleur du doigt cette peau tané, caresse, plus confiante, les lèvres de l'inconnu, respire le puissant parfum
qui s'exale de son cou. Elle ferme les yeux, se sent languir. Cette vierge désiré par tous, tente maladroitement d'enlever la carapace de fer de son vis à vis. Celui-çi, le regard fiévreux,
l'aide fébrilement dans sa tache.
Mei souvre, se serre contre le corps de son étrange visiteur. Elle frémit en sentant les mains de l'homme carresser ses homoplates. Jamais
elle n'a connu pareil sentiment. Mais, cette enfant sauvage ne se pause pas tant de questions, elle fait ce qu'elle a toujours fait, elle obéit à son corps. Elle se tend, lui offre ses seins de
marbre, lui fait cadeau de sa taille si fine, de sa peau, de ses bras, de sa silhouette de reine.
Mei est une légende, une fragile princesse antique. Jinsong, a conscience de l'honneur qui lui est fait. Il l'embrasse,
tendrement émerveillé par tant de grâce. S'étonne de l'abandon de sa belle conquête... il n'en demandait pas tant. Il est doux, il aime ce moment comme si s'était le dernier. Il s'applique, il
voudrait que tout soit parfait pour elle, que jamais elle ne l'oublie.
Mei sanglote de plaisir, se cambre, s'agrippe à Jinsong comme à un radeau. Elle se sent dériver dans un océan de jouissance. Elle voudrait
que celà jamais ne s'arrête. Elle souhaiterai vivre avec lui en elle, pour toujours. Mais, sous la puissance de la dernière vague qui l'assaille, elle s'abat tremblante sous le corps de son
sauveur, qui l'a serre contre lui, tel un trésor.
À peine a-t-elle le temps de le regarder une dernière fois qu'elle s'endort, satisfaite et comblé.
Au matin de cette longue nuit d'Amour, Mei encore engourdie ne reconnaît pas le lieu où elle se trouve. Ici le ciel la couvre d'un voile
bleu merveilleusement inconnu. Il est temps de découvrir ce monde qu'elle a tant désiré. Le bleu partout, une eau à perte de vue, immense, une eau froide, elle aussi étrangère. Mei se recouche
dans ce qu'elle ne sait pas être du sable, plonge ses yeux dans le firmament et attend confiante le retour de celui qui l'a ouverte à la vie.
Quand Jinsong apparaît dans sa longue robe de lin, il soulève sa divine poupée et murmure en pointant le doigt devant lui: "Hai
"
...............................................Texte de Lilamor.... Image Déviantart......................
Lexique:
Mei: Enchanteresse
Jinsong: Pin droit
Hai: Océan











