Je vous dis aurevoir. Je reprend à zéro. et je vous invite à visiter mon nouvel univers: les mots Absinthe
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Bien à vous...
Margot
Sur tapis velours rouge,
Une onde qui s'éclate,
sinueuse.
(Les ombres de verre crissent en harmonie.)
Sous sa gorge, râpeuse,
Les distances s'éloignent,
se distendent.
(Les sombres verts s'immiscent sans discernement.)
Comme du miel mélancolique,
Collant aux palais balbutiants.
Miel byzantin, or liquide.
Mélancolie douteuse, écorce.
(Les ombres vertes dansent dans de vives eaux.)
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Le retour de Tibo avec des kilos de pohésie
Spectacle d’une chambre
La chambre est vaste, peuplée de lumières chaudes aux embrasements lointains.
Vaporeuse, la pièce parle, dévoile ses secrets.
Tout y respire la volupté, l’heure heureuse de l’attente caressante d’un baiser à venir.
Calme, entre les gazes odorantes qui s’exhalent du lit… le grand lit musqué des amants.
Les draps défaits, l’odeur du santal, la respiration de l’amour qui enveloppe chaque recoin. Centre nerveux des vies qui ont chantés ici.
C’est une chambre double. La coiffeuse au joli désordre féminin rappelle les frais matins où l’heure n’a plus d’importance. Le parquet, si prompt à recevoir les linges et les crinolines est d’un brun léger, précieux. Un bouton de manchette sur la table de nuit, les rideaux tirés et des bouquets de fleurs plus ou moins fanés que l’amoureuse n’a point eu le courage de jeter. Des livres d’heures éparpillés, des lectures vites achevées, parfois abandonnées sous la torpeur du soleil qui filtre rouge sur les paupières somnolentes. Un bureau, ramené d’un voyage aux Indes, repose tel un exotique trophée dans un coin du boudoir, noyé d’objets inutiles mais charmants.
C’est une chambre de caresses. Tout y est silencieux. La lumière orangée balaye l’espace répandant son paisible halo sur le lit ouvert. Devant la fenêtre entrouverte, sous le frissonnement du voile brûlant, une chaise solitaire attend le retour de la contemplatrice passionnée, qui, non tournée vers la ville à ses pieds observe son amant endormi chaque jour venant. Un élégant verre de vin, à demis remplis, rougeoie longuement dans l’air teinté de jaune.
C’est une chambre de silence. Une robe d’intérieur se trouve nonchalamment étalé sur le tapis persan, feutré, étouffant le bruit des pas des vivants. Un collier de nacre brisé se noie dans les coussins de la couche, souvenir intemporel des ardeurs de minuit. Soleil couchant sur ce lieu mystérieux, ou se mêle la chair et l'esprit amoureux. Plongé dans les délices intimes des absents , le secrétaire de la jeune femme attire le regard. Elle n'a point pris la peine de dissimuler sa correspondance, surement quelques lettres délicieuses attendant la relecture infini de l'heureuse destinataire.
C'est une chambre odorante. L'encens n'a point été épargné, et flotte dans l'air la forte senteur des parfums de femme mêlés. Incandescence de cet amour inconnu au creux des couvertures douces; Le luxe de ce monde minuscule, sa sensualité, noie jusqu'à la plus petite chose. Un simple ruban, abandonné par terre, dégage une tendresse infini.
Ambiance orientale et chaleureux silence, dans cette chambre s'éveillent les cinq sens.
Lieu de rêves et de volupté, à présent complété par l'arrivée superbe de la propriétaire. Vêtue d'ondulante fourrure, la peau mate et le chignon défait, elle pose un regard vert sur l'espace intime qu'elle vient de retrouver. Apparaît à sa suite, l'amant fougueux qui sitôt la porte refermé s'abandonne au désir d'étreindre la belle... qui semble si fragile, dans cette chambre d'amour tant de fois spectatrice muette de leurs caresses tremblantes.
........................................................................lilamor
Royaume
Le songe de ma soeur m'avait porté en ce lieu étrange et nouveau ou rien ne lassait l'imagination.
Le paysage d'un vert singulier chatoyait sous le ciel d'or, la terre ,elle-même, semblait s'être formé sur les aléas de l'océan. Les fleurs, très particulières, descendaient vers moi comme
plantés dans les cieux. Elles étaient d'un rouge infini et la musique du vent naissait de leurs corolles. Elles se tordaient sous mes regards enchantés comme
cherchant à me séduir.
L'exaltation de mon âme était à son comble devant tant de ravissements. Mes yeux ne sachants plus où se fixer ne cessaient
de s'éblouirs des beautés de ce nouveau monde. L'herbe m'arrivait au mollet, elle dansait autour de mon être me caressant de ses ondulations érotiques. C'est, comme si le paysage dans son entier
souhaitait m'apprivoiser.
Les arbres environnants ne se lassaient pas d'étirer leurs racines faisant frémir leurs feuillages verdoyants.
Les collines, semées de papillons étranges, devenaient aux fils des heures des champs mouvants de multiples couleurs incertaines.
Rien ici ne lassait mon âme, tout s'harmonisait dans un doux vent d'éphémère. Les rythmes ondoyants portaient de sous la terre, faisant de ce monde une symphonie merveilleuse.
Je marchais, m'arrêtant hypnotisé devant chaque nouvelle découverte. Il y eu, des jardins somptueux semés de statues bleues aux contorsions dansantes. Il y eu, des vallons jaunies tachés de
nuages bas. Il y eu, des cascades lentes aux transparences mauves. Il y eu, une forêt de pleures incertains... et enfin, un lac immense qui ondulait dans les hautes neiges vivantes. En son centre
se dressait un coquille lisse aux rondeurs parfaites qui se glissait sur la surface clair.
...................................................................................texte: lilamor............image: deviantart
"Je congratule quiconque ose m'aimer"
L'eau goutte. Alice sous la goutte pense: "je suis sous la goutte et cela vas me refroidir l'oeil."
La goutte tombe et refroidit l'oeil d'Alice.
La pluie tombe. Alice sous la pluie se gellifie. Elle devient nue sous les gouttes. Elle a froid et pense: "Je vais devenir rigide"
La pluie s'abbat sur Alice et la rigidifie.
L'eau du monde s'explose sur les pavés. Alice sous l'eau du monde devient laiteuse et pâle. Elle ne sent plus rien et pense: "je vais devenir transparente... invisible."
La pluie s'explose sur Alice et l'éfface.
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