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Vendredi 21 août 2009





Je vous dis aurevoir. Je reprend à zéro. et je vous invite à visiter mon nouvel univers: les mots Absinthe


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Bien à vous...

Margot


Par Lilamor saintange
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Mardi 23 juin 2009



Court de Mai

Neuf


 

Sur tapis velours rouge,

Une onde qui s'éclate,

sinueuse.

 

(Les ombres de verre crissent en harmonie.)

 

Sous sa gorge, râpeuse,

Les distances s'éloignent,

se distendent.

 

(Les sombres verts s'immiscent sans discernement.)

 

Comme du miel mélancolique,

Collant aux palais balbutiants.

Miel byzantin, or liquide.

Mélancolie douteuse, écorce.

 

(Les ombres vertes dansent dans de vives eaux.)

 

 

 

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Le retour de Tibo avec des kilos de pohésie

 








Par Lilamor saintange
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Dimanche 7 juin 2009
 




Spectacle d’une chambre


La chambre est vaste, peuplée de lumières chaudes aux embrasements lointains.

Vaporeuse, la pièce parle, dévoile ses secrets.

Tout y respire la volupté, l’heure heureuse de l’attente caressante d’un baiser à venir.

Calme, entre les gazes odorantes qui s’exhalent du lit… le grand lit musqué des amants.

Les draps défaits, l’odeur du santal, la respiration de l’amour qui enveloppe chaque recoin. Centre nerveux des vies qui ont chantés ici.


C’est une chambre double. La coiffeuse au joli désordre féminin rappelle les frais matins où l’heure n’a plus d’importance. Le parquet, si prompt à recevoir les linges et les crinolines est d’un brun léger, précieux. Un bouton de manchette sur la table de nuit, les rideaux tirés et des bouquets de fleurs plus ou moins fanés que l’amoureuse n’a point eu le courage de jeter. Des livres d’heures éparpillés, des lectures vites achevées, parfois abandonnées sous la torpeur du soleil qui filtre rouge sur les paupières somnolentes. Un bureau, ramené d’un voyage aux Indes, repose tel un exotique trophée dans un coin du boudoir, noyé d’objets inutiles mais charmants.

C’est une chambre de caresses. Tout y est silencieux. La lumière orangée balaye l’espace répandant son paisible halo sur le lit ouvert. Devant la fenêtre entrouverte, sous le frissonnement du voile brûlant, une chaise solitaire attend le retour de la contemplatrice passionnée, qui, non tournée vers la ville à ses pieds observe son amant endormi chaque jour venant. Un élégant verre de vin, à demis remplis, rougeoie longuement dans l’air teinté de jaune.

C’est une chambre de silence. Une robe d’intérieur se trouve nonchalamment étalé sur le tapis persan, feutré, étouffant le bruit des pas des vivants. Un collier de nacre brisé se noie dans les coussins de la couche, souvenir intemporel des ardeurs de minuit. Soleil couchant sur ce lieu mystérieux, ou se mêle la chair et l'esprit amoureux. Plongé dans les délices intimes des absents , le secrétaire de la jeune femme attire le regard. Elle n'a point pris la peine de dissimuler sa correspondance, surement quelques lettres délicieuses attendant la relecture infini de l'heureuse destinataire.

C'est une chambre odorante. L'encens n'a point été épargné, et flotte dans l'air la forte senteur des parfums de femme mêlés. Incandescence de cet amour inconnu au creux des couvertures douces; Le luxe de ce monde minuscule, sa sensualité, noie jusqu'à la plus petite chose. Un simple ruban, abandonné par terre, dégage une tendresse infini.


Ambiance orientale et chaleureux silence, dans cette chambre s'éveillent les cinq sens.

Lieu de rêves et de volupté, à présent complété par l'arrivée superbe de la propriétaire. Vêtue d'ondulante fourrure, la peau mate et le chignon défait, elle pose un regard vert sur l'espace intime qu'elle vient de retrouver. Apparaît à sa suite, l'amant fougueux qui sitôt la porte refermé s'abandonne au désir d'étreindre la belle... qui semble si fragile, dans cette chambre d'amour tant de fois spectatrice muette de leurs caresses tremblantes.



........................................................................lilamor



Par Lilamor saintange
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Jeudi 4 juin 2009




Par Lilamor saintange
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Mercredi 3 juin 2009





   Tout de suite il ma aimé. Il m'a aimé comme on aime un ange, pas comme une femme. Ses illuminations, ses passions, ses lances de mots, cette croyance qu'il avait en moi m'a troublé, m'a rendu à des peurs ancestrales. Il disait: "Je t'ais prise pour une morte, Margot." et il chantait mon prénom comme une sucrerie.
  Il parlait doux et je reculais. Il posait sa tête sur mes genoux et je parlais dur pour fuir ce mirage d'amour qu'il m'offrait. Il mettait dans mon âme tout ce qui n'était pas moi. Je tremblais de le décevoir, je me torturais de l'imaginer me mépriser. Je courais en sens inverse, mais une attraction immense dans ses yeux verts-d'or, une tristesse infini à me voir si loin, me ramenait inexorablement sous l'éventail majestieux de ses mots.
  Alors, un bonheur, une admiration démesuré nimbait ses orbes tendres. Un amour que je ne méritais pas, que je ne me sentais pas la force d'assumer. Il mettait trop d'espoir en moi, ma médiocrité me rattrappait tant je le sentais avide d'extraordinaire.
  En vérité, je lui ressemblais, mais j'avais eu l'expérience des désenchantements, et craignais qu'il me haisse pour n'avoir pas été à la hauteur de ses espérances. J'ai essayé d'être sincère, cela ma brisé. Mais, je lui ai dit que j'étais une fille comme les autres, rien de plus. Il ne m'a pas écouté. J'aimais cette idolatrie comme je la craignais, je ne voulais sombrer dans un jeu trop grand pour moi. J'étais si vulnérable. Il me croyait immuable mais j'étais accablé par cette démesure, brisé par cet amour qui me plongeait dans mes imperfections tout en m'élevant au dessus du commun des mortels. J'étais juste une enfant grandit trop vite, aux fantasmes frémissants, aux passions dévorantes et aux amours incomplets.
  J'ai souhaité le faire fuir, puis je me suis résigné. Je passais ma main dans ses boucles serrées, je palpais  cette chaleur simplement douce, en songeant que c'était trop tard, qu'il m'avait apprivoisé.
  Ainsi je suis devenu dépendante de cette passion merveilleuse. Il a appris à me connaître, l'admiration a fait place à une amitié inaltérable, unique. L'attachement qui le lie à moi est réveur, éternel. Il est devenu unique au monde et je pense à lui entre les pages, à chaque mot de mon histoire.
  Il a épuré ma forme, a remodelé mon corps, cette envelloppe qui me traîne dans l'espace. Il a laissé son empreinte quelque part. Je ne puis l'effacer, car je ne sais où elle se trouve. J'ai bien cherché, j'ai tâté mon âme de part en part. Rien à faire, il m'a apprivoisé.
  A présent, c'est à moi de craindre qu'il me quitte.
  Il a pris son temps, il m'a emmêlé dans ses filets, il a dessiné des accroches coeur dans chacun de ses mots. Il est trop tard. A lui de bien me garder.
  Il n'a plus le droit de partir car je suis un peu lui et il est un peu moi.


.............................texte et photo lilamor
...................pour Mister B



Par Lilamor saintange
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Mardi 12 mai 2009

BD



A lire absolument : Nancy Pena



Un trait légé. Un univers merveilleux. Des animaux parlant. Un graphisme personnel. Une sensualité alliant estampes chinoise et volutes baroques.Des histoire drôles, subtiles, et originales. En somme une jolie découverte.

Le site de l'auteur: Nancity



Par Lilamor saintange
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Dimanche 10 mai 2009



Jeunes et grandes soeurs aux regards pleins de pélerinages, sultanes grandioses et bohémiennes fragiles, longeant inlassables les courants chauds de l'infini désert. Exploratrices poussiéreuses, soeurs de l'aurore jetant ses matins jaunes sur le drapeau rongé. Dans un souffle chanteur la traversé se fait et chaques jour mourant ces femmes folles, ces amazones se blotissent dans les terreurs languissantes des ténèbres.
Elles brûlent leurs cheveux sous le soleil rouge, avancent fièrement dans l'emplitude de ce monde blanc à force de chaleur. Quittant le sable rageur qui rêva tant de les ensevelir, les filles nues et chancelantes gravirent des montagnes pour enfin s'endormir aux creux d'une vallée de raisin.
Ô corps venteus dévorés de fatigues, las et roses sous les feuillages orageux! Durant ce repos miraculeux, une multitude de cornus bleus vint se poser auprès de ses joyaux inanimés. Sept femmes, sept oeuvres uniques jetés sur terre par un Dieu avide de perfection. Sept diables assoiffés de ces plaisirs nouveaux et inconnus. Sept fourchus bleus devinrent rouges en fécondant dans une merveilleuse jouissance les septs aphrodites venu peuplé le monde.
Un matin vert se leva sur les arbres de silences, illuminant les sept mère, pleines pour la première fois d'une vie minuscule.
Songes et vagabondages incertains, elles portèrent leurs ventres lourds sur les tremblant chemins, durant neuf mois.
Entendant le murmure de l'eau, elles se couchèrent non loin du sommeil d'un fleuve, et enfantèrent dans des cris de douleurs puis de joies. Elles firent danser un feu pour leurs  nouveaux fardeaux et pressèrent ces enfants contre leurs poitrines nourissières. Elle les aimèrent, les choyèrent, sans prendre garde aux sept petits mâles qu'elles avaient mis au monde.
Ils grandirent, riches de ces mères superbes et courageuses. Ils devinrent hommes, et le désir implacable qui avait pris leurs sept pères dix-sept ans plus  tôt s'empara d'eux. Ainsi ils prirent le grand plaisir au fond de leurs génitrices, ensemençant à nouveaux ces ventres fertiles.
Elles pleurèrent un peu  et comprirent qu'ainsi serait faite leurs vies, de violence, de grossesses, et d'amour. Elles se résignèrent et attendirent l'heure où ces petits êtres sortiraient de leurs entrailles pour courir, grandir, apprendre et désirer, dans le beaux pays des vignes.
Quatre fillettes et trois garçons virent  le jour assurant la survie d'une espèce que Dieu avait créé féminine et immortelle. Mais la procréation apporta aussi la mort et les sept première femmes rendirent l'âme dans l'ignorance de la tombe.
Avec le raisins les hommes firent du vin et s'énivrairent pour oublier leurs chagrins. Ainsi à chaques disparition nouvelle l'alcool innocent coula dans les gorges sanglotantes.

Autour de la terre les planètes et les anges rirent du désir de ces sept cornus bleus qui avaient changé le cour de choses.

Pour gouverner cette humanité naissante Dieu créa des légendes, il les jeta sur le monde et les fit grandir. Les membres de la communauté prirent peur et enfermèrent ces idées étrangements puissantes dans un coffre qu'ils nommèrent le Chapiteau des fous.
Ainsi Dieu créa la peur.
Les années passèrent, les siècles se succédèrent et autour du Chapiteau le mystère et l'angoisse planaît chaque matin un peu plus. Pourtant, un homme plus entreprenant que les autres s'empara de ses secrets. Il compris rapidement le profis qu'il pouvait en tirer, sans chercher les réponses aux questions qui auraient pu lui être données. Il dit a ses semblables que l'enseignement des légendes le désignait comme étant l'élu , celui qui aurait l'honneur de diriger les hommes.
Ainsi régna le premier monarque.
Des groupes de réfractaires se levèrent donnant naissance  à de nouveaux peuples. Ils s'isolèrent et voulurent à leurs tour connaître les secrets du chapiteau des fous.
Naquit alors la haine, la jalousie puis la guerre, faisant de l'humain ce qu'il est aujourd'hui.

Devant cet échec Dieu cessa d'aider  ses créatures à évoluer. Il se lassa de leurs querelles interminables, ne trouva plus d'intérêt à ces femmes devenues bossues à force de soumission. il se détourna de sa création, délaissa son jeu et décida de recommencer son expérience sur une planète vierge qu'il sculpta à l'aide de sept pierres extraitent de la terre: de l'émeraude, de la pyrite, de l'ambre, de l'améthiste, du marbre, du granit et de la pierre volcanique.

Le deuxième monde destiné à recevoir la vie fut donc une sphère parfaite, cristalline aux reflets mordorés , sceinte d'un anneau laiteux et tremblotant.

Une toile immaculée pour commencer à peindre sa nouvelle histoire. Dieu se senti frémir  devant les infinies possibilités s'offrant à lui. Du haut de son royaume il frotta ses deux grosses mains l'une contre l'autre et posa le premier pion.



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texte:Lilamor
image: bouguereau




  
Par Lilamor saintange
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Lundi 23 mars 2009






Royaume





























Le songe de ma soeur m'avait porté en ce lieu étrange et nouveau ou rien ne lassait l'imagination.
Le paysage d'un vert singulier chatoyait sous le ciel d'or, la terre ,elle-même, semblait s'être formé sur les aléas de l'océan. Les fleurs, très particulières, descendaient vers moi comme plantés dans les cieux. Elles étaient d'un rouge infini et la musique du vent naissait de leurs corolles. Elles se tordaient sous mes regards enchantés comme cherchant à me séduir.
L'exaltation de mon âme était à son comble devant tant de ravissements. Mes yeux ne sachants plus où se fixer ne cessaient de s'éblouirs des beautés de ce nouveau monde. L'herbe m'arrivait au mollet, elle dansait autour de mon être me caressant de ses ondulations érotiques. C'est, comme si le paysage dans son entier souhaitait m'apprivoiser.
Les arbres environnants ne se lassaient pas d'étirer leurs racines faisant frémir leurs feuillages verdoyants.
Les collines, semées de papillons étranges, devenaient aux fils des heures des champs mouvants de multiples couleurs incertaines.
Rien ici ne lassait mon âme, tout s'harmonisait dans un doux vent d'éphémère. Les rythmes ondoyants portaient de sous la terre, faisant de ce monde une symphonie merveilleuse.
Je marchais, m'arrêtant hypnotisé devant chaque nouvelle découverte. Il y eu, des jardins somptueux semés de statues bleues aux contorsions dansantes. Il y eu, des vallons jaunies tachés de nuages bas. Il y eu, des cascades lentes aux transparences mauves. Il y eu, une forêt de pleures incertains... et enfin, un lac immense qui ondulait dans les hautes neiges vivantes. En son centre se dressait un coquille lisse aux rondeurs parfaites qui se glissait sur la surface clair.

...................................................................................texte: lilamor............image: deviantart

















Par Lilamor saintange
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Lundi 23 mars 2009

















"Je congratule quiconque ose m'aimer"















Par Lilamor saintange
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Lundi 23 mars 2009






L'eau goutte. Alice sous la goutte pense: "je suis sous la goutte et cela vas me refroidir l'oeil."
La goutte tombe et refroidit l'oeil d'Alice.

La pluie tombe. Alice sous la pluie se gellifie. Elle devient nue sous les gouttes. Elle a froid et pense: "Je vais devenir rigide"
La pluie s'abbat sur Alice et la rigidifie.

L'eau du monde s'explose sur les pavés. Alice sous l'eau du monde devient laiteuse et pâle. Elle ne sent plus rien et pense: "je vais devenir transparente... invisible."
La pluie s'explose sur Alice et l'éfface.




....................texte lilamor............image: deviantart







Par Lilamor saintange
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  • : Bienvenue dans la demeure de mes rêves, j'espère que vous vous sentirez à votre aise. Ici chacun à le pouvoir de participer, d'améliorer, de compléter. C'est une sorte de recueil artistique assez aléatoire et tangible. Je suis un peu sorcière à mes heures perdues et l'envie de faire cette étrange potion aux mélanges improbables m'a bien vite séduite... partager, avec les gens que j'aime et ceux que je ne manquerais pas d'aimer................... à vous de juger.
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  • : Lilamor saintange
  • : ...hmmm... en fait, je suis une princesse, mais aussi une sorcière. je suis une fée, mais aussi un monstre. je suis Desdémona, mais aussi Luna. Je suis Lilamor, mais aussi Edwina. Je suis un garçon, mais aussi une fille,bref je suis hermaphrodite
  • : rêver la lecture le dessin l'écriture vivre

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