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Vendredi 20 février 2009

 

 



Tentative : « Monsieur vous avez vraiment un postérieur magnifique, laissez moi je vous pris y poser la mains. Ne serai-ce que l’effleurer, monsieur. S’il vous plaît, monsieur ? »

 

Se laisser tenter : «  Madame vraiment il serait bon de vous déshabiller plus souvent. Vous avez un sein de déesse, madame. Me ferez vous la grâce de déboutonner cette chemise, comportant, ma foi, bien trop de tissus à mon goût ? Madame vraiment, vous me faite tourner la tête ! »

 

Passer à l’acte : «  Monsieur cessez donc de me fuir. Pourquoi courez vous si vite ? Attendez j’arrive ! Ma chambre est par là… Ah ! Vous préférez l’ascenseur ! Je n‘en attendais pas moins de vous… vous êtes un fougueux ! Allez mon grand ne faites pas semblant de me repousser ! »

 

Etre à court de : « Madame ! Vous avez des lèvres de roses, un œil de biche, une chevelure de reine… des lèvres de roses, onctueuses, satinés… je heu… j’y passe un doigt pudique je… des lèves de rose… HMMMMMMMMMM ! »

 

Se laisser gagner par : « Monsieur, vous êtes bâtît comme un taureau ! Quel homme ! Quelle vigueur ! NON de Dieu vous êtes sacrément équipé ! »

 

Passer outre : « Madame vraiment je suis confus… hmmm… Vous êtes très délicate, très doué… hmmmm… sacré belle putain que vous êtes ! Vous rué comme  une salope, et quel Cul ! »


 ............................... temps très court ponctué de cris sauvages


Les excuses : « Pardonnez moi monsieur, je me suis laissé aller. Cela ne se reproduira plus, je vous le promets. »

 

Les remerciements : « Moi de même Madame. Cela dit ce fut une partie de jambes fort agréable. Je vous en suis gré. »

 

Les reproches : « ffffff… vous m’avez épuisé monsieur. Remettez donc cette cravate vous êtes complètement débraillé ! Ca n’est pas une mise pour un homme du monde, voyons. »

 

Reprendre contenance : « Bon… heu… à plus tard Madame. Enfin, je veux dire, vous prendrez bien le thé avec ma femme un de ces jours… Au revoir »

 

Regretter tardivement : « C’est ça, à plus tard ! Bon, ma robe est toute froissée ! »

 

La satisfaction : « Sacré bon coup… hé hé hé »

 

La nostalgie : « Se fut un bon baiseur tout de même. »

 

 




.......................................Texte et images lilamor









Par Lilamor saintange
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Vendredi 20 février 2009



Ce fut comme mourir une deuxième fois. Je ne suis pas doué pour l’amour mais je retrouverai cela ailleurs, là ou rien ne me fera plus peur, le jour ou j’aurai  dompté mon âme récalcitrante. Je ne suis pas doué pour aimer, or j’aime. Problème insoluble… moment d’incompréhension éternisé dans un enfer de baisés.

Ce fut comme retourner a sa source…retrouver les chaleurs d’un ventre maternel. Je l’appelai Lou du fond de son corps. Bleu comme des profondeurs de glace. Tes lèvres d’ombres immortelles s’accrochent à mes paupières frémissantes. Tes doigts qui s’encrent dans mon dos font danser mes os sous ma carcasse. Lou… comme un chant de larme, comme la prière d’un condamné. Des souffles de rêve, des soupirs de paradis inaccessibles.

Pour vivre une deuxième fois sous le poids de ton bonheur qui écrase mes horreurs. Le vice monstrueux de ce cœur qui bat trop vite. Je dis « tu », je dis « je », je ne sais plus à qui m’adresser, je sent juste que c’est impalpable. La gravitation de ma déraison me plonge dans les affres de l’hystérie. C’est ma respiration qui s’évaporent, je vivrais en apnée jusqu’au dernier tremblement de ta voix.

Il serait plus simple de mentir. Effacer ce que nous sommes derrière un voile de fumée bleue… comme ton regard … Limpide, comme une pensée naturelle. Beau, comme une pluie ensoleillée. Triste comme les larmes de Lou qui se retirent vers d’autres ports, laissant ma gorge seule et sèche.

Le vent de ma folie souffle sur les belles qui accrochent mon regard passager. Instant d’oubli furtif dans le sourire d’un ami aperçu. Danse de codes dans une soirée mondaine … une nouvelle occasion de rire.

Eve, blonde pécheresse aux lèvres folles, qui s’éternise sous l’arbre perfide. Elle souffrira de ce qui plus tard sera si beau. L’homme l’observe, elle, soumise, affronte la violence de sa haine. Jalousie d’un être qui lui interdira tout bonheur pour la punir de ce qu’elle est. La femme, belle dans sa résistance face à l’emprisonnement de ses sens. L’homme, ce fut la peur. L’homme, en vaut-il la peine, malgré tout ?

 

 

 

 .................................................. Texte et photos Lilamor


Par Lilamor saintange
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Samedi 20 décembre 2008

 
Là je vais faire une chose que je ne fais jamais, c'est à dire: parler de moi de manière directe. En effet vous avez dû constater que ce blog renferme, en général, les textes plus où moins poétiques de diverses personnes plus où moins connues... bref des choses plus où moins interessantes, contrairement à ma vie qui est totalement ininteressante.
Je commence déjà à vous embrouiller. Vous êtes en droit de vous demander ce que vous faites à lire de pareilles inepties, vous avez certainement des choses bien plus constructives à faire, comme: manger du Nutella, boire de la bière, accomplir des actes sexuels fort agréables, lire le ELLE, acheter des sous vêtements en dentelles, vous procurer un fusil afin d' amener votre belle-mère à la chasse (advienne que pourra), prendre un bain à la rose, sauver votre fils qui a décidé d'apprendre à voler, organiser un attentat contre Sarcozy, etc... bref vous comprenez!
Je ne suis pas entrain d'insinuer que je suis une adepte du Nutella et que je passe ma vie à lire le ELLE en prenant des bains à la rose, tout en pensant que mon fils a décider de sauter par la fenêtre et qu'il faut à tout prix que je sorte de ma torpeur éducative pour aller le rattraper! .... (je reprend mon souffle)
D'ailleur je n'ai pas de fils (oufff) ni de belle-mère, ce qui sous-entend que je suis célibataire et que j'achète des sous vêtements en dentelle pour me rassurer, car je n'ai pas l'occasion, à mon grand malheur, d'accomplir des actes sexuels forts agréables avec quiconque.
Enfin bref, il semblerait qu'actuellement je soit quelqu'un de: MORNE et sensiblement déprimé. En plus je suis tomber amoureuse. Vous pouvez ravaler ce super scoop, car je ne dirais ni de qui, ni comment, ni pourquoi. J'évite ainsi  bien des ennuis, car la personne en question est totalement inaccessible.
Passons sur ce facheux évènement, et parlons des manifestations qui nous ont, (Sainte Marie mère de Dieu, sauvez cette jeunesse en perdition), empêché d'assister aux cours. Effectivement, les lycéens ont décidés que puisqu'une manifestation avait été organisé la veille ils n'allaient tout de même pas y renoncer malgré le petit changement de programme de Darcos.
Pouquoi manifeste tu? " Pour tout casser et puis comme ça on s'ra en vac plus vite" ceci est la réponse très intelligente d'un vrais jeune (le vrais jeune est une espèce qui tend à être éradiqué de la surface de la planète mais qui survi encore et toujours à l'envahisseur).
Pour rajouter à mon mal de vivre actuel, certaine personnes que j'aime tout particulièrement ont l'air de trouver qu'il vaut mieux éviter de parler à une simple lycéenne (blonde de surcroit) et qui à le malheur d'avoir un ans de moins qu'elles. Je suis une pauvre ignorante qui ne mérite pas de communiquer avec ces belles personnes travaillent dur afin d'avoir un bel avenir.

Mon chemin est tout tracé, je finirais dans une poubelle à écrire des poèmes miteux.
A part ça, je suis en pleine ébullition créative, j'ai commencé à écrire le cénario d'un court métrage qui est prévu pour le trimestre prochain. Merci d'avance à Charlot et à sa caméra  qui vont certainement beaucoup m'aider. Voilà, vous pouvez d'avance vous préparer psychologiquement à ce premier essai cinématographique qui risque de ne pas être très heureux.
Bon, je vais arrêter de me plaindre car sur notre "magnifique" planète un tas de gens souffrent infiniment plus que ma futile petite personne.
Je vais donc m'occuper des multiples objets de jouissances qui sont établies à l'arrière de mon cerveau: C'est Noël, je vais manger pendant toute les vacances, j'ai une moyenne acceptable, je vais voir mon cousin, j'ai des amis (et oui), je vais peut-être aller à Nantes, j'ai plein de livres à lire, je vais m'acheter des sous vêtements en dentelles et prendre un bain avec des bulles qui sentent bon... en somme que des choses dignes d'être sur ce blog!^^
J'en profite pour dire un petit coucou à Julia, à Eléonore et à Tanara, si, bien entendu, elles ont eu le courage d'arriver jusqu'ici. La lecture de cet article, est certe, très laborieuse, mais vous vous coucherez porteur d'une nouvelle merveilleuse histoire (là, ça devient du sadisme).

Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de vous laisser... j'hésite, je vais peut-être me décider... vous souffrez? Vous n'avez pas encore l'aissé tomber? Vous êtes très courageux... héhéhé...
En résumé je suis comme sur l'illustration qui figure ici: englué dans une énorme barbe à papa, et dans ma grande générosité, je vous communique cette incroyable sensation en vous engluant dans ma vie.
Bonne chance.



............................... Lilamor

Par Lilamor saintange
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Lundi 15 décembre 2008





Je crois en la chair, en l'amour de haine insatiable et brusque  qui transforme toute chose en sentiment décuplateur de sensations. Il ne m'arrive rien, tout tangue. Je crois toucher un point sensible mais toujours il m'échappe. Les garçons me fuient et les filles jolies aux chignons défaient, rient en étirant leurs impertinantes lèvres. Un petit nez frippon qui se moque, un doigt qui se pointe et des dents nacrés comme des lames d'apparats, se dévoilent.
Vile et laide, je fond sous ses regards de beautés neuves, jeunes et fraîches, ses regards d'avant ma guerre.
"Dis, tu crois que cela fait mal une bombe qui explose?"
... Non,
cela t' anesthesie le coeur et tu deviens une statue à jamais grise et terne devant ses peaux halées et ses rougeurs de fraises si chères au pauvre Verlaine. Les amies sous les arbres me narguent de leurs doigts pourpres et les nigauds sympatiques plongent en chantant dans le lac.
 On m'a pendu et je ne pleure pas, on m'a brûlé les entrailles et je ne crie pas... je suis de pierre. A fleure de peau je frissonne de ces morsures cruelles, adorables et lâches. Et je plonge sous le lit soleil de leurs mains délicates. Je reste intouchable dans ma prison de pierre, je regarde, j'admire, et je tente de toucher les tentantes souplesses de leurs peaux de jeunesse.
Je tangue, il ne m'arrive rien, mes songes coulent hors de moi. Les bouches de ses heureux enfants se tendent, s'avancent, me tente, et je souffre en mon coeur amoureux.
"Rien de secret tout se perd, de quoi avons nous l'air?*"
A l'heure de mes bonheurs perdus, de quoi ai-je bien l'air?
Vous qui êtes si beaux avec vos longs couteaux rieurs qui se jouent de mes peurs.
Ils voguent dansant et jouant à leurs rites imbéciles sur les mers infinies, tandis que je me meurs enchaîné à leurs restes de naïveté cruelle.



.......................................

Texte: Lilamor
* Phrase de la bande originale: Les chansons d'amour
Photo de Eldwing prise par Lilamor







Par Lilamor saintange
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Vendredi 12 décembre 2008





Depuis hier soir, rien n'est pareil. Depuis "Canine" mes pensées s'enchaînent s'enchevêtrent, deviennent des formes chimériques incertaines, vaguements lasses, floues, irrésistiblement sauvages comme ce sale Lucerne devant sa Protoé. C'est syndical, indispensable, rêveusement réaliste. Si je dictai tout à mon âme les choses chimiques et noués en mon ventre s'évaporeraient, mais je vis par elles, je respire par elles. Je pense: "Tout redeviendra comme avant." mais ce que je veux saisir s'échappe entre mes doigts et tombe à mes pieds.
Je plante un monde sous la terre,  le monde que je souhaiterai, à l'infini, comme une miriade de libélulles se posant au même instant sur le miroir d'un lac de glace. Un lac gelé, saisi de vie, semé de lys, parcouru de frissons impalpables qui valent mieux qu'un ciel étoilé.
Penthésilée dévore les entrailles de son Amant, se plante dans le creux de son ventre, l'incendit et l'aime avec sa rage de grande amazone. A deux ils roulent dans la poussière, le cadavre et la vivacité brûlante de sa maîtresse. A nu... chair, amour, sexe et sang: " *Il ya tant de femmes pour se pendre au cou de leur ami et pour lui dire: Je t'aime si fort-- oh! si fort! que je te mangerais; Et à peine ont-elles dit ce mot, les folles, qu'elles y songent, et se sentent dégoûtées! Moi je n'ai pas fait ainsi bien-aimé! Quand je me suis pendue à ton cou, c'était pour tenir ma promesse- oui- mot pour mot. " Promesse d'un festin amoureux à l'érotisme moite et sanglant. Ceux qui aiment s'entredévorent dans le plaisir d'une souffrance partagé.
Je plante des roses, roses rouges sang, comme la mort d'Achille entre les bras de Penthésilée. Je sème des vies contraires, sombres et sincères qui se coulent derrière le lit de mon insouciance.



..........................Texte Liamor
 .................
* phrase tirée de Penthésilée de Kleist



Par Lilamor saintange
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Dimanche 30 novembre 2008



- Je -

Loin de ces colonies collégiales, où les litres de vin du soir s'éclatent en gigantesques jets de couleur. Loin des petits plaisirs sensuels, où la ruse se mélange, à d'étrange marches nocturnes. Loin d'une unique condition de vie, je m'aperçois enfin que Clotilde est belle, que les « courage camarade » lancés dans la rage n'effacent en rien le monochrome : bleu c'est tout. Quelle connerie monumentale que ces mélanges masculin-féminin, perdus dans de longs câlins sucrés, éclatés dans une dernière onde de CHOC.


- Tu -

Les soupirs percés se sont tous vidés, tu tailles la pointe de tes vieux souvenirs. Arrêté à un carrefour nocturne, tu écartes le risque majeur, celui qui, corporellement parlant, nous entraîne dans de lentes chutes charnelles... Enfin, tu es prêt ; c'est reparti pour un rodéo en selle. Tu observes la rue : pas de verbe pour les réverbères. Tu vérifies : pas de saleté dans l'oeil. C'est bon, tu peux devenir religieux : d'anciens Kyrie surgissent de nul part. Te voilà même autorisé à casser des oeufs : d'anciens craquements s'installent par dessus. Tu tourbillonnes, une voix dit : « calme-toi », et c'est à ce moment là seulement que tu SORS de scène.


- Il -

Souvent, il en rêve : une longue attente sans sommeil, rien qu'un petit bout de silence : une trêve. Cet instant particulier où la colère irrespectueuse se voit balayée au fond d'un couloir éclairé au néon. C'est souvent dans ces moments là qu'ils passent : deux échassiers, qui, par souci d'équité, marchent côte à côte, l'un s'écriant « Corneille est mort », l'autre ne jurant que par Phèdre... C'est à ça qu'il s'accroche (that's it), il se dit : « N'énerve pas les voies sacrées, il y a beaucoup mieux à faire pour être libre d'ivresse ». Il se dit : « Je souris, c'est tout. Je regarde passer les échassiers, eux voudraient me faire danser dans une gigue garrottée. » Mais, là, dans le couloir, la lumière est grise désormais. Pourtant, souvent, il en rêve : une longue FILE d'instants de paix.


- Elle -

Cette ronde blanche avait pu croire miser sur les idées. Elle croyait trouver dans une caresse nocturne, la preuve formelle, l'unique voie, celle qui fait tomber dans la nuit... Mais après avoir misé sur le mauvais type, celui aux dents d'eau (bad guy, bad teeth), compagnon des barbares barbus, elle se résigna à suivre les consignes de sûreté... Elle cracha dans de vieux mouchoirs en papier, et d'un air entendu, sibyllin, elle effaça toutes les correspondances des vieux maudits. D'un seul coup, coulé, touché du bout des doigts, elle se dit qu'elle resterait un peu CACHEE EN

TOI.




.........Texte: Tibo.........




Par Lilamor saintange
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Vendredi 31 octobre 2008




Elle est là, passive, vautrée sur ses draps de courtisane... inlassable dans sa silencieuse attente. Une femme à poètes, une fille entretenue dont la folie est de ne croire en personne. De glace dans sa beauté de lys, Angelique ne sent plus les regards posé sur sa peau. Elle respire la solitude qui emplie sa chambre de passage.
Ils vont et viennent entre ses bras, elle ne les voit pas. Ses prunelles fixes, traversent leurs corps inconsistants. Ces hommes qui se ruinent pour une nuit d'étreintes avec son nom au bord des lèvres, n'ont pas plus d'importance pour elle qu'un lit de poussière. Ses robes de soies, ses coussins de brocards, sa vaisselle d'or, son parfum de rose sensuel et poudré... tout, dans ses multiples artifices mondains, attire le client en mal d'amour. L'objet de son commerce est sous les draps, son âme dans les nuages. Elle ne subit pas, elle accepte ce qui pour d'autres est une profanation. Autrefois bijoux des maisons closes, elle préfère à présent le calme d'un travail en solitaire qui lui offre le luxe de ne penser à rien. Elle ne prend pas le temps de feindre la passion, car ceux qui la convoitent remarquent à peine cette absence de sentiments qui n'enlève rien aux charmes du corps et à ses ardeurs.
Angelique possède ce qui plaît le plus à ces messieurs: la facilité. Les plaisirs qu'ils s'offrent dans sa couche, n'ont pas le prix des larmes de ces ennuyeuses amoureuses. Ainsi, ils peuvent, sous le masque de l'amant passionné, satisfaire leurs besoins de changements.
Angelique est un bonheur qui coûte cher, mais qui comble l'homme infidèle comme aucune autre. Elle regarde au-delà du miroir, l'âme plongé dans un drôle de songes parfumés, tandis que d'une main ennuyé elle soulève ses jupes. Et l'on entend jouer de la lyre au bas de son balcon, avec la même grandiloquence que tous ses faux amoureux masqués.
Ses clients sont pour elle de pâles idiots lui permettant de vivre dans un luxe certain.
Il est 11heures du soir, et un joli dandy imbu de sa personne lui fait l'amour contre la porte, tandis que l'esprit de la courtisane fuit vers de lointaines idylles de pension.  



......Texte et photos: de Lilamor

............ Model: Erwing

 

 

 

 


Par Lilamor saintange
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Jeudi 23 octobre 2008













































Priez pour nous pauvres pécheurs, et joignez les mains folles qui emprisonnent la pomme de discorde. Déliez l'entrave de ces pieds fous qui traversent nos rue. Rejoignez celle qui fut la mère de tout les hommes, saluez là et  creusez son coeur de milles coups amoureux. Il faut dévorer les petites filles qui dorment à l'ombre du pommier, il faut leurs calciner les entrailles.
Le baisé savoureux d'un serpent vaut bien une brulure! La tentation n'est rien devant la nonchalance des Dieux.... les Champs Elysée ne vous sauverons pas de vos pâles misères. Il vaut mieux creuver en bas, que de regarder au creux de ses orgies celestes le malheur de ceux qui pourrissent dans les ordures que l'on leurs jette. On se sentirait l'âme bien lourde d'être ainsi affalé sur son nuage, grossissant sur les maigres cadavres des humains. Je ne veux pas être des leurs, Aphrodite peut bien m'offrir ses baisés, je ne resterais point entre ses bras puérils, pour le seul plaisir de devenir l'esclave heureux d'une érotique none.
Je remercie les reines de Sabat de nous rappeller que nous ne sommes pas de ceux qui dorment sous la chair des oprimés. Je suis celle qui crois aux choses bien faite, au bonheur absolue ou au parfait malheur. Si je fait le mal, je le fait bien. Je ne suis pas une autruche, qui la tête sous terre, se persuade de son innocence.
Les grands de ce monde cachent leurs oprimés derrière un mur de gardes du corps...
Si le flux de ce monde venait à changer, les Dieux quittreraient leurs coussins mouelleux pour aller creuver dans la fosse commune... comme les autres.



........................................... texte: lilamor............ dessin: Lacombe







Par Lilamor saintange
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Vendredi 26 septembre 2008

 

I

Spectacle

 

Trois coups sur le plancher, trois coups comme éclatés.
Sous ces puissants martelements, mon coeur cassant
Reconnaît le froid transport du commencement,
Celui qui dévore le foie de tous les masqués.

Il est déjà trop tard le rideau levé
 Il faut jouer cette pièce pleurant de sang,
Représenter ces quelques tragiques mourants,
Et crier les paroles d'illustres damnés.

Qu'ont tous ces gens à rire de nos pleurs?
Est-ce une chose si misérable que le malheur?
La compassion des hommes a-t-elle tant d'obstacles?

Et sous vos éclats de voix tombe le rideau.
Mais après, dis moi comment croire l'humain beau,
Plancher, brisé à jamais par ce spectacle.





II

D'ebene et de larme

 

Dans la froide solitude d'un triste lit,
Pris par une déchirante mélancolie,
Son coeur lourd se lasse d'une vie pareile,
Et ses pensées ne peuvent toucher le sommeil.

Dans le sinistre noir d'un très long soir d'ébène,
Le terrible cri d'un loup vient troubler sa peine.
"Quel est donc ce malheur, frère de minuit,"
Le voilà parti, guidé par Lune qui luit.

Dans les ténèbres d'une profonde forêt,
L'homme cherche, et atteind un lugubre marais,
Mais, là bas, aucune trace de l'ami loup.

Dans la puanteur de ces lieux marécageux,
L'homme est encore seul et le coeur malheureux.
Il se laisse, peu à peu, partir sous la boue





...............................
Texte de Mr B
Et
Peinture de
wooz-moon





Par Lilamor saintange
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Vendredi 26 septembre 2008


Risque de glaciation




Dans le monde saugrenu du bout de l'univers, la vie est à l'envers. Derrière le centre de la gravité humaine; Il y avait deux yeux de glace dans le visage d'une fille polaire. Le fleuve de l'existence prenait sa source en son ventre... refuge chaud et humide, dense et intense. Desespoir d'un espoir qui ne vient pas. Elle était d'un froid de braise qui se consumait à l'interieur de sa bouche. La reine d'une pauvreté heureuse. Hyacinte... une fille née de glaçons.

C'était une vallée percée de misérables lumières. Des étendues de vert mousseux aux douces collines bleues. Singularité équivoque, le monde de Hyacinte était un charme. Le paradis jaunes d'une dame de feu. Elle était la polaire, la déesse des glaces, la muse de toutes les grâces frileuses qui n'osent se plonger dans les cieux.

Je l'ai croisé un matin de braise sur la route des blés. Elle portait  haute sa tête grave, en offrant son regard d'ailleur à mon âme troublée. Elle était faite pour la neige, mais elle brillait d'un nouvel éclat sous ce soleil teinté de rouge. Ses jambes brunes s'avançaient, triomphantes, dans leurs jeunes beautées. Elle sentait le renouveau, l'élégance. Son corps, de là où je me tenais, respirait la noblesse des fleurs rares. Elle s'emparait du paysage et s'en drapait comme d'un manteau de lumière. Je l'imaginais nue, dormant dans les givres d'un nouvel hiver, se laissant aller dans les bras blancs de la montagne.

Je passais, lui frôlais la main, mon être en entier frémit, je n'y pouvais rien, son existence elle même était un fantasme de poète. La réalité de sa présence n'éffleura pas un instant mon esprit, je me croyais dans un de ces rêves d'où l'on ne se réveille pas tout à fait. Je nous croyais ailleurs simplement vêtu de nos âmes folles... laissons là ces songes inespérés et refermons la porte qui laisse passer ce froid qui nous glace les os.

Je l'ai croisé un matin de sourde chaleur, elle était une sauvageonne au coeur simple qui avait le seul courage d'être belle.

Je la croise encore parfois sur le chemin des blés. Elle est la mystèrieuse amante de mes espoirs perdus. Elle est la femme du désir qui rayonne en moi.

Je l'appellais Hyacinte



................................................................texte de lilamor





Par Lilamor saintange
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  • : Bienvenue dans la demeure de mes rêves, j'espère que vous vous sentirez à votre aise. Ici chacun à le pouvoir de participer, d'améliorer, de compléter. C'est une sorte de recueil artistique assez aléatoire et tangible. Je suis un peu sorcière à mes heures perdues et l'envie de faire cette étrange potion aux mélanges improbables m'a bien vite séduite... partager, avec les gens que j'aime et ceux que je ne manquerais pas d'aimer................... à vous de juger.
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  • : ...hmmm... en fait, je suis une princesse, mais aussi une sorcière. je suis une fée, mais aussi un monstre. je suis Desdémona, mais aussi Luna. Je suis Lilamor, mais aussi Edwina. Je suis un garçon, mais aussi une fille,bref je suis hermaphrodite
  • : rêver la lecture le dessin l'écriture vivre

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