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Lundi 17 mars 2008


Fragments du Narcisse

de Paul Valéry






Mais que ta bouche est belle en ce muet blasphème !

O semblable ! ... Et pourtant plus parfait que moi-même,
Ephémère immortel, si clair devant mes yeux,
Pâles membres de perle, et ces cheveux soyeux,
Faut-il qu'à peine aimés, l'ombre les obscurcisse,
Et que la nuit déjà nous divise, ô Narcisse,
Et glisse entre nous deux le fer qui coupe un fruit !
Qu'as-tu ?
                    Ma plainte même est funeste ? ...
                                                                     Le bruit
Du souffle que j'enseigne à tes lèvres, mon double,
Sur la limpide lame a fait courir un trouble ! ...
Tu trembles ! ... Mais ces mots que j'expire à genoux
Ne sont pourtant qu'une âme hésitante entre nous,
Entre ce front si pur et ma lourde mémoire ...
Je suis si près de toi que je pourrais te boire,
O visage ! ... Ma soif est un esclave nu ...
       Jusqu'à ce temps charmant je m'étais inconnu,
Et je ne savais pas me chérir et me joindre !
Mais te voir, cher esclave, obéir à la moindre
Des ombres dans mon cœur se fuyant à regret,
Voir sur mon front l'orage et les feux d'un secret,
Voir, ô merveille, voir ! ma bouche nuancée
Trahir... peindre sur l'onde une fleur de pensée,
Et quels événements étinceler dans l'œil !
J'y trouve un tel trésor d'impuissance et d'orgueil,
Que nulle vierge enfant échappée au satyre,
Nulle ! aux fuites habiles, aux chutes sans émoi,
Nulle des nymphes, nulle amie, ne m'attire
Comme tu fais sur l'onde, inépuisable Moi !...
 








Par Lilamor saintange
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Samedi 15 mars 2008


“Variations sur Marilou”



de Serge Gainsbourg

Album : L'homme à tête de chou

 


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Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec le zip
De ses Levi's
Je lis le vice
Et je pense à Caroll Lewis.

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'évertue à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec son zip
A entrebailler ses Levi's
Dans son regard absent et son iris
Absinthe dis-je je lis le vice
De baby doll
Et je pense à Lewis
Caroll.

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Quand crachent les enceintes
De la sono lançant
Accord de quartes et de quintes
Tandis que Marilou s'esquinte
La santé s'éreinte
A s'envoyer en l'air...

Lorsqu'en un songe absurde
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En pratiques obscures
Sa pupille est absente
Mais son iris absinthe
Sous ses gestes se teinte
D'extases sous-jacentes
A son regard le vice
Donne un côté salace
Un peu du bleu lavasse
De sa paire de Levi's
Et tandis qu'elle exhale
Un soupir au menthol
Ma débile mentale
Perdue en son exil
Physique et cérébral
Joue avec le métal
De son zip et l'atoll
De corail apparaît
Elle s'y coca-colle
Un doigt qui en arrêt
Au bord de la corolle
Est pris près du calice
Du vertige d'Alice
De Lewis Caroll.

Lorsqu'en songes obscurs
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En des rêves absurdes
Sa pupille s'absente
Et son iris absinthe
Subrepticement se teinte
De plaisirs en attente
Perdue dans son exil
Physique et cérébral
Un à un elle exhale
Des soupirs fébriles
Parfumés au menthol
Ma débile mentale
Fais tinter le métal
De son zip et Narcisse
Elle pousse le vice
Dans la nuit bleue lavasse
De sa paire de Levi's
Arrivée au pubis
De son sexe corail
Ecartant la corolle
Prise au bord du calice
De vertigo Alice
S'enfonce jusqu'à l'os
Au pays des malices
De Lewis Caroll.

Pupille absente iris
Absinthe baby doll
Ecoute ses idoles
Jimi Hendrix Elvis
Presley T-Rex Alice
Cooper Lou Reed les Roll
Ing Stones elle en est folle
Là-dessus cette Narcisse
Se plonge avec délice
Dans la nuit bleu pétrole
De sa paire de Levi's
Elle arrive au pubis
Et très cool au menthol
Elle se self contrôle
Son petit orifice
Enfin poussant le vice
Jusqu'au bord du calice
D'un doigt sex-symbole
S'écartant la corolle
Sur fond de rock-and-roll
S'égare mon Alice
Au pays des malices
De Lewis Caroll.
..............................................................

Pour une Clo qui écrit en anglais à mon grand désespoir.

lilamor


Par Lilamor saintange
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Samedi 15 mars 2008


La recette de fées

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Mon âme est leur cimetière

Trouvez-y leurs tombeaux

Déterrez leurs cercueils

Et prenez les toutes dans vos bras.


Cherchez-les, tentez de les comprendre,

De les apprivoisez, aimez les,

Elles ne demandent que cela.

Croyez en elles pour que leurs esprits s'élèvent.

Rêvez les,

Faites les vivre entre vos mains,

Inventez leurs un corps, et une âme.

Donnez leurs le souffle,

Faites battre leurs coeurs.

Peuplez en les forêts,

Saupoudrez en le monde.

Que chaque humain ai sa fée,

Chaque villes ses entités flottantes.

Ne les bâclez point,

Appliquez vous à les faire belles,

N'oubliez aucun détails,

Elles risqueraient de vous en vouloir,

Vous risqueriez de vous décevoir.

Soyez humble et sincère.

En leur donnant la vie,

Elles peuvent vous la reprendre.

Mais vous ne perdez pas au change,

Bien au contraire,

Vous gagnez leurs présences,

C'est un cadeau,

Le cadeau d'un joyau qui n'en est pas un,

Mais qui en vaut des millier.

N'oubliez rien,

Chaque détail compte.

C'est votre imaginaire qui travail,

Qui créé,

Sans se préoccuper des conséquences,

Et puis,

Cela n'a point d'importante,

Puisqu'elles seront là.

Faites les naître sous vos doigts,

Enchantez les pour qu'elles puissent voler

Sans se soucier de vos cerveaux trop étroits.

Dessinez leurs des paupières

Pour qu'elles puissent les lever.

Embrassez leurs des lèvres

Pour qu'elles puissent chanter.

Ne négligez pas cela,

Ne négligez rien.


Rêver les fées avec une plume et des mots,

C'est un travail à temps plein.


Mais n'hésitez pas,

Le jeu en vaut la chandelle.







lilamor


 

Par Lilamor saintange
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Vendredi 14 mars 2008



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« Toute révolution a pour corollaire le massacre des innocents »

Baudelaire.



Paris_ Automne 2023.

Morne journée. Assise à son bureau elle regardait la Tour Eiffel. Enfin, ce qu'il en restait. Dehors, il faisait froid. Le vent soufflait, les feuilles volaient, personne dans les rues. Qui aurait pu imaginer que Paris deviendrait ainsi. Paris, ville politique et si dynamique, était devenu un trou à rat.


Paris _ Printemps 2009.

Les rues étaient bondées. Tous les jeunes de France s'étaient réunis. Paris était noir de monde. Le Président avait prit une décision qui avait révolté toute la population. Mai 1968 n'aurait pas pu être comparé à ce jour là, tant de violence ne pouvait être comparé à presque rien d'ailleurs. Les jeunes n'hésitaient pas à se sacrifier pour le bien du peuple, des corps s'éclataient en tous sens et le sang coulait dans les rues. Des enfants pleuraient, des femmes hurlaient, les utopistes étaient en avant garde et les peintres immortalisaient ce moment. Le Président allait enfin tomber. Deux ans qu'il dirigeait la France. Deux ans de mensonges permanent, de discours sans fond, de paroles sans aucune signification, deux ans d'hypocrisie et de promesse. Deux ans pour si peu. Il ne contrôlait plus rien ni personne. Hier il avait réussi à maîtriser tout le monde, à les faire taire. Aujourd'hui, c'était différent. Il fallait survivre pour ne pas finir dans la rue. Mais la rue n'étaient plus sure et on y naissait aussi bien qu'on y mourrait. Plus loin, les forces de l'ordre s'étaient postées afin de maintenir le calme. Ils n'avaient aucun impact sur ces jeunes. Les balles sifflaient sous le poids de la haine. Les morts se multipliaient, les martyrs aussi. Le Président, lui était considéré comme mort, et on voyait déjà les gros titres des journaux : « La France Victorieuse. ». Les jeunes se rapprochaient telle une machine de guerre devant l'Élysée, le point levé, les pancartes à la main. Les affiches des dirigeants étaient brûlées, la ville saccagée. L'aversion se lisait sur tous les visages, même ceux qui n'y comprenait rien se sentait concerné. Les extrémistes dirigeaient les jeunes, influençables, il fallait que le Président capitule, qu'il reconnaisse ses fautes.
Il ne le fera jamais.


Paris_ Automne 2023.

Assise au milieu de tous ses papiers, elle se souvenait. Et elle se demandait comment aurait été la vie sans ces manifestations d'Avril 2009. La vie aurait sans doute été meilleure. Les dirigeants n'auraient pas été perfides et avares, et le peuple obligé de partir.
Le Président avait été réélu, en fait, on ne l'appelait plus Président. Il était devenu un peu comme un tyran, un chah, un dictateur, un despote, un autocrate ... le pouvoir et les femmes l'avait rendu avide et mauvais.
Assise sur cette chaise miteuse, elle avait envie d'agir. Quatorze années que le chaos régnait, que les gens ne faisaient rien, qu'ils n'avaient plus envie de rien d'ailleurs. Mais elle, elle voulait faire bouger les choses, parce qu'Avril 2009 n'avait rien donné. Échec total. Il était peut être un peu tard, mais cette situation n'était supportable pour personne. Ou presque.

Paris_ Hiver 2023.

Tout était prêt. Le Président allait prononcer son discours près de l'Arc de Triomphe, elle n'aurait plus qu'à se glisser dans la foule, appuyer sur la détente et tout serait terminé.
La foule s'était réunie en masse, ne pas aller au discours du Président était mal vu, aussi bien que de ne pas aller à l'Église. Il commença à parler, les gens n'écoutaient pas, seuls quelques fanatiques clamaient les louanges de cet homme qui avait changé leur vie. Elle se rapprocha un peu plus, pointa le revolver sur sa tempe, tira. Le Président s'effondra à terre, elle avait visé juste. Les officiers pointèrent leurs armes en direction de la meurtrière. Les coups retentirent, elle tomba à son tour.
Risquer sa vie pour celle des autres.
La foule hurlait la victoire de la France. Le Président était mort. Cette femme, dont personne ne connaissait le nom, avait sauvé les Français. Quatorze ans de souffrance pour enfin pouvoir respirer. Une flaque de sang se dessinait autour de la jeune femme, sa respiration devenait brève et elle avait froid, si froid. Son corps était porté afin de montrer sa gloire, sa grandeur. Elle avait osé ce que tous auraient voulu faire.
Elle était devenue un héros.


Paris_ Été 2024.

Cet Hiver 2023 était connu de tous, son nom était connu de tous. En réalisant le rêve de la France , elle s'était sacrifiée, et le peuple lui en était vraiment reconnaissant. Les poètes pouvaient écrire librement sans être persécutés, les mères n'avaient plus peur de laisser leurs enfants sortir. Les prisonniers politiques, gens qui dérangent, étaient libérés et pouvaient librement s'exprimer.
On ne peut pas dire que le monde tournait parfaitement. En fait, il tournait un peu mieux.
Mais le sang coule toujours ...

Texte : Clo.






Par Lilamor saintange
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Vendredi 7 mars 2008

                        


  


Y'a plus de décalage... Ou bien si, mais moins aristique, j'en conviens.

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Ca tangue, ça s'étire comme une embarquation qui se brise et que l'on voit lentement sombrer...
 




 





Avis à la population:
Nous vous informons qu'une fée est tombé du ciel et est à présent étendue sur vos poubelles. Elle bien belle, mais il vous faudra la détruire si vous ne voulez pas que nous le fassions nous même. Merci de votre attention, et nous vous souhaitons une agréable soirée.







 
Par Lilamor saintange
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Mercredi 5 mars 2008

 



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Encore et toujours...

Une fée égarée au milieu de nul part.
Un pâle souvenir de moyen-âge, de chateaux forts, de bûchés, et de princesses prisonnières, comme dans les livres d'enfants. Mais celle-ci dans sa blancheur d'albatre nous plonge dans un univers que n'y nos souvenirs ni notre âme semble connaître.
C'est nouveau, térriblement réaliste, et incroyablement rêveur, c'est une image issue de nos rêves.




Par Lilamor saintange
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Mercredi 5 mars 2008



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Pour le plaisir des yeux...

Mais hélas, jamais pour le plaisir des lèvres.




Par Lilamor saintange - Publié dans : Grooooopies
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Mercredi 5 mars 2008

 

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Le temps, drôle d'histoire en vérité. Pourquoi la vie? Pourquoi la mort? Pourquoi les heures tournent t-elles ainsi. Si je remonte le temps, et que je tue mon ancêtre, alors je n'ai jamais existé, mais si je n'ai jamais existé je n'ai jamais pu tuer mon ancêtre... Où donc réside la vérité?

........................................................

"Sans espoir de réponse, si tu ne cris pas la question, alors tu n'es quen os..."

.Extrait de La faim du tigre  de Barjavel.



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lilamor

Par Lilamor saintange - Publié dans : Thème
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Samedi 1 mars 2008

M



Pourquoi? pourquoi? pourquoi?


Ca fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de les voir.

Un moment qui aurait pu être super... et paf, y'en a qui comprennent pas, j'ai envie de pleurer.

Ca sera pour une prochaine fois.

Mais quand?

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Par Lilamor saintange
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Vendredi 29 février 2008


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"Vivre, bien sûr, mais avant de vivre ne doit-on pas se soucier de naître?"

Franz BATELT

....................................................................................

.Bien reçu votre lettre. Moi aussi, je pense à vous Mr.B.


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Photo: prise par Zézé
Par Lilamor saintange
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  • : Bienvenue dans la demeure de mes rêves, j'espère que vous vous sentirez à votre aise. Ici chacun à le pouvoir de participer, d'améliorer, de compléter. C'est une sorte de recueil artistique assez aléatoire et tangible. Je suis un peu sorcière à mes heures perdues et l'envie de faire cette étrange potion aux mélanges improbables m'a bien vite séduite... partager, avec les gens que j'aime et ceux que je ne manquerais pas d'aimer................... à vous de juger.
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  • : ...hmmm... en fait, je suis une princesse, mais aussi une sorcière. je suis une fée, mais aussi un monstre. je suis Desdémona, mais aussi Luna. Je suis Lilamor, mais aussi Edwina. Je suis un garçon, mais aussi une fille,bref je suis hermaphrodite
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