Jeunes et grandes soeurs aux regards pleins de pélerinages, sultanes grandioses et bohémiennes fragiles, longeant inlassables les courants chauds de l'infini désert.
Exploratrices poussiéreuses, soeurs de l'aurore jetant ses matins jaunes sur le drapeau rongé. Dans un souffle chanteur la traversé se fait et chaques jour mourant ces femmes folles, ces amazones
se blotissent dans les terreurs languissantes des ténèbres.
Elles brûlent leurs cheveux sous le soleil rouge, avancent fièrement dans l'emplitude de ce monde blanc à force de chaleur. Quittant le sable rageur qui rêva tant de les ensevelir, les filles
nues et chancelantes gravirent des montagnes pour enfin s'endormir aux creux d'une vallée de raisin.
Ô corps venteus dévorés de fatigues, las et roses sous les feuillages orageux! Durant ce repos miraculeux, une multitude de cornus bleus vint se poser auprès de ses joyaux inanimés. Sept femmes,
sept oeuvres uniques jetés sur terre par un Dieu avide de perfection. Sept diables assoiffés de ces plaisirs nouveaux et inconnus. Sept fourchus bleus devinrent rouges en fécondant dans une
merveilleuse jouissance les septs aphrodites venu peuplé le monde.
Un matin vert se leva sur les arbres de silences, illuminant les sept mère, pleines pour la première fois d'une vie minuscule.
Songes et vagabondages incertains, elles portèrent leurs ventres lourds sur les tremblant chemins, durant neuf mois.
Entendant le murmure de l'eau, elles se couchèrent non loin du sommeil d'un fleuve, et enfantèrent dans des cris de douleurs puis de joies. Elles firent danser un feu pour leurs nouveaux
fardeaux et pressèrent ces enfants contre leurs poitrines nourissières. Elle les aimèrent, les choyèrent, sans prendre garde aux sept petits mâles qu'elles avaient mis au monde.
Ils grandirent, riches de ces mères superbes et courageuses. Ils devinrent hommes, et le désir implacable qui avait pris leurs sept pères dix-sept ans plus tôt s'empara d'eux. Ainsi ils
prirent le grand plaisir au fond de leurs génitrices, ensemençant à nouveaux ces ventres fertiles.
Elles pleurèrent un peu et comprirent qu'ainsi serait faite leurs vies, de violence, de grossesses, et d'amour. Elles se résignèrent et attendirent l'heure où ces petits êtres sortiraient
de leurs entrailles pour courir, grandir, apprendre et désirer, dans le beaux pays des vignes.
Quatre fillettes et trois garçons virent le jour assurant la survie d'une espèce que Dieu avait créé féminine et immortelle. Mais la procréation apporta aussi la mort et les sept première
femmes rendirent l'âme dans l'ignorance de la tombe.
Avec le raisins les hommes firent du vin et s'énivrairent pour oublier leurs chagrins. Ainsi à chaques disparition nouvelle l'alcool innocent coula dans les gorges sanglotantes.
Autour de la terre les planètes et les anges rirent du désir de ces sept cornus bleus qui avaient changé le cour de choses.
Pour gouverner cette humanité naissante Dieu créa des légendes, il les jeta sur le monde et les fit grandir. Les membres de la communauté prirent peur et enfermèrent ces idées étrangements
puissantes dans un coffre qu'ils nommèrent le Chapiteau des fous.
Ainsi Dieu créa la peur.
Les années passèrent, les siècles se succédèrent et autour du Chapiteau le mystère et l'angoisse planaît chaque matin un peu plus. Pourtant, un homme plus entreprenant que les autres s'empara de
ses secrets. Il compris rapidement le profis qu'il pouvait en tirer, sans chercher les réponses aux questions qui auraient pu lui être données. Il dit a ses semblables que l'enseignement des
légendes le désignait comme étant l'élu , celui qui aurait l'honneur de diriger les hommes.
Ainsi régna le premier monarque.
Des groupes de réfractaires se levèrent donnant naissance à de nouveaux peuples. Ils s'isolèrent et voulurent à leurs tour connaître les secrets du chapiteau des fous.
Naquit alors la haine, la jalousie puis la guerre, faisant de l'humain ce qu'il est aujourd'hui.
Devant cet échec Dieu cessa d'aider ses créatures à évoluer. Il se lassa de leurs querelles interminables, ne trouva plus d'intérêt à ces femmes devenues bossues à force de soumission. il
se détourna de sa création, délaissa son jeu et décida de recommencer son expérience sur une planète vierge qu'il sculpta à l'aide de sept pierres extraitent de la terre: de l'émeraude, de la
pyrite, de l'ambre, de l'améthiste, du marbre, du granit et de la pierre volcanique.
Le deuxième monde destiné à recevoir la vie fut donc une sphère parfaite, cristalline aux reflets mordorés , sceinte d'un anneau laiteux et tremblotant.
Une toile immaculée pour commencer à peindre sa nouvelle histoire. Dieu se senti frémir devant les infinies possibilités s'offrant à lui. Du haut de son royaume il frotta ses deux grosses
mains l'une contre l'autre et posa le premier pion.
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Bienvenue dans la demeure de mes rêves, j'espère que vous vous sentirez à votre aise. Ici chacun à le pouvoir de participer, d'améliorer, de compléter. C'est une sorte de recueil artistique assez aléatoire et tangible. Je suis un peu sorcière à mes heures perdues et l'envie de faire cette étrange potion aux mélanges improbables m'a bien vite séduite... partager, avec les gens que j'aime et ceux que je ne manquerais pas d'aimer...................
à vous de juger.