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Jeudi 28 juin 2007


.Blanc... si blanc.



 
Je m'appelle Embroise. J'ai 17 ans et je suis né le 31 Mars 1989.

 Je vis en ce moment à l'hôpital psychiatrique de Paris. Ma chambre est toute blanche et à force d'y vivre je ne sais plus distinguer le haut du bas et le bas du haut. Tout y est moelleux, indolore et invariablement blanc, immaculé, trop lumineux pour mes pauvres yeux.
 Je n'ai plus la force ni de raison de vivre, pourtant il m'est impossible de mettre fin à mes jours... je n'ai plus de bras... où plutôt si j'en ai, mais cela fait si longtemps que je ne les vois plus que si on m'enlevais ma camisole, je ne saurais plus m'en servir.
 Pour ne pas devenir plus fou que je le suis déjà, je fait revivre en pensé mes souvenirs les plus lointains. Je les amasse dans un coin de ma tête puis quand tout y est clair je les repasse sur l'écran blanc de mon inconscient.

 Je me souviens de ma petite chambre parisienne, tapissée de bleu, au 5° étage d'un vieil immeuble en centre ville.
 C'était juste avant l'arrivée de l'ambulance.
 Debout en face du miroir je contemplais mon reflet en souriant calmement. J'était assez grand, un mètre quatre-vingt environ. Mes cheveux étaient  longs noirs et bouclés. Mon visage un peu trop fin et mes yeux verts un peu trop grands, me donnait l'air d'une jeune fille pâle, innocente et désincarné...mais j'était un garçon et rien de tout cela n'aurai dû avoir d'importance, en dehors du fratricide que je venais de commettre, mais je ne me souciait guère du cadavre maintenant froid de mon cadet. Ma chemise noire à dentelle était taché de sang. Quel dommage un si joli tissu! À présent il était tout juste bon à jeter...

 Mon souvenir s'arrête là... après, j'ai oublié... après ce fut la camisole, puis du blanc a remplacé ma vie. Je ne vis plus, je blanchis.
 Ma naissance aussi je m'en souviens... hmmm... la position de foetus est une de mes préférés, et une des seules que je puisse prendre ici.

 Je suis né le 31 Mars 1989, mais ça je vous l'ai déjà dit.
  Le soleil était au zénith et le lit de ma mère était baigné de lumière, c'est mon troisième oeil qui me le dit car je n'étais pas encore né. Je n'était qu'un trou, béant sur l'univers, qu' une coquille vide flottant dans un ciel brûlant tel un volcan. Je me complaisais dans cette chaleur de lave, mon corps là réclamait. Et quand je fus arraché de force aux entrailles de ma mère, ce fut pour pousser mon premier cri. Ce fut un cri de haine et d'incompréhension.
 Pourquoi? Pourquoi avoir détruit le bonheur intanse dans lequel je baignais?...
 Pourquoi m'avoir arraché aux lymphatique lymphes de mon inconscient? Pourquoi m'avoir enlevé à mes douces voluptés abyssales?... Pourquoi? Pour le simple plaisir pervers de me jeter seul dans ce monde de haine où tout n'est que grisaille et atrocité?...
 La seule manière d'atteindre le paradis est de mourir ou de faire usage  de drogues qui vous détruisent le cerveaux! Moi, ces choix ne me satisfesaient pas, alors j'ai choisi la vengeance, je les ai tous tués, un par un... toute ma famille. Je n'ai rien éprouvé en accomplissant ma triste besogne, à part peut être une intense satisfaction.
 Quand je suis venu au monde ma mère pleurait de joie et les sages-femmes,qui s'affairaient autour de moi, avaient elles aussi l'air heureuses. Ce fut, je crois, ma première et dernière vision du bonheur, car le reste je l'ai détruit.
 Il était 15 heures et  tout  allait  pour le mieux dans la chambre numéro 4.
 Madame Rose avait mis au monde un beau bébé sans aucune difficulté. C 'est son mari qui choisi son nom, et il devint Embroise Nicolas Rose.

 Voilà pour ma naissance...à présent je retourne à ma blancheur...blanc si blanc.
Blanc, que de blanc.
Si seulement je pouvais...

Il est 5 heure du matin et je crois bien que je meurs.




FIN

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Lilamor
 
Par Lilamor saintange
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Vendredi 29 juin 2007





Analyse

Première partie: L'ange écarlate
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  Hier, j' ai rencontré un ange, un ange aux boucles brunes, un ange d'une ténébreuse splendeur. Un messagé celeste à la peau pâle, un chérubin aux grands yeux bruns. Superbe drapé pourpre sur ce torse aux reflets lunaires. Cils d'un noir profonds, dentelle de la nuit. Sur cette peau nue, souillures, tace écarlate ensanglantés... Il se mutilait, traçait des croix vermeilles sur ses joues de porcelaine et ses épaules diaphanes. Le sang coulait, l'inondait, teintait le ciel de pourpre, baignait la terre de haine... brûlait les sorcières, violait les jeunes filles, torturait les païens.
 
"Il y en a eu des printemps et des recoltes de sang dans les siècles accumulés..." (Les naufragés)

  Les âmes rôdent, ne pôuvant atteindre le paradis celeste si tentateur. Le tout puissant a crée l'homme mais il refuse de pardonner et de sauver ses enfants. Il leurs dit: "Souffrez pour atteindre le paradis! La douleur est une délivrance. Je vais vous offrir la mort de Dieu! Ma souffrance! La  souffrance des crucifié..."
  Ainsi a dit Dieu, ainsi il fut fait. Mais l'homme est plus puissant que son créateur et Dieu a échoué. Son plan universel est tombé à l'eau. Il a été rejeté par sa progéniture! Après des années d'asservicement, elle s'est rajeusement vengé sur le père à qui elle n'avait pas demandé de naitre.
... Infliger la souffrance n'est pas une punition, elle finie par détruire l'âme mais le coeur reste le même, il se bat toujours pour la vie, sans jamais se lasser, unique lueur d'espoir dans un  monde dévasté.
  Les humains détruisent la seule chose qui leurs reste: La Terre, leur mère de bien qui les a toujours sauvés quelque soit leurs fautes. Mais l'homme est ingrat, l'envie de faire plier la nature de se l'approprier, comme il l'a toujours fait, quand il allait combattre les peuples pacifistes pour les convertir à une religion qu'ils ne cônnaissaient pas. L'intelligence vas de paire avec la cruauté,  elle nous l'a été donnée par un Dieu décadant qui laisse sont oeuvre périr sous la lame de ses fils a qui il a offert la souffrance comme premier cadeau, comme seul espoir, comme seule chance d'atteindre les rivages de la mort sans avoir besoin de passer par l'Enfer.
   On a brûlé des hommes et des femmes en sont nom, et il a accepté ses offrandes.

...Et cet ange pleure pour un père qui ne l'a jamais aimé.

Cette tragédie aura t'elle une fin?

Est-ce la pomme d'Ève qui est ici rongé ou bien la terre mère calciné?

"si le ciel ne sait pas appuyer sur la misère c'est pour être encore plus odieu..." (Les naufragés)



Deuxième partie: Satan
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  Les âmes défeintes èrent, dans un monde vide, blanc, éternel. Damnés à jamais, n'ayant pas le droit au repos. Dieu rit, il se moque de ces esprits désemparés:" Leurs âmes est impure, pense t'il pour se justifier, elles sont tachées, elles  ont trop pêchés durant leurs vies mortelles. Elles ne sont pas digne de moi, elle ne méritent pas le paradis."
... Personne ne devrait souffrir à jamais. Pourtant le Créateur a offert la douleur à ses enfants comme le plus beau des présents.

   Mais le Père a un accusateur! Un ange!... Son ange. Il l'a crée bien avant l'homme, dans le seul but de chanter ses louanges. Une créature celeste aux blanches ailes, plus pure et innocente que la colombe elle même.
... Il est, l'accusateur de Dieu, il a contesté ses dire, il a remis en question sa parole, et pourtant, il l'aime. Il l'adore de toute son âme, de tout son coeur, d'un amour Humain et non Divin.
  Il a réfléchit et bâtit ce que les hommes on appelé l'Enfer. Il a été Bânit du jardin des douceurs. Un ange déchu, voilà ce qu'il est devenu.
  Satan est là, il règne sur les ténèbre, le purgatoire, afin de permettre à chacun d'atteindre le repos éternel.
  Il a fait un grand pari avec le Tout Puissant, il lui a promis de purifier l'âme Humaine, pour qu'elle n'est plus besoins de passer par les flamme avant de le rejoindre en son ciel. Dieu a rit de son impertinance, mais j'espère qu'il le regrètera... car tout n'est pas encore perdu.

Il y a un ange qui a donné toute sa confiance a l'homme, à nous de ne pas le décevoir pour pouvoir prouver au Père qu'il a eu tort.

...Peut-être est ce ici la fin, ou bien l'éternel recommencement...

Le saura t'on un jour?

Lilamor





 

 
 

 
Par Lilamor saintange
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Vendredi 6 juillet 2007
...L'Erreur est Humaine...


  Je souhaite ne jamais la revoir! Ombline est un nom charmant mais Goliat lui irait à ravir. L'amour est certe une calamité, mais elle m'aura appris bien des chose: la haine, la jalousie et surtout... la déstruction!
  Ombline avait été pour moi une révélation, elle était belle, intelligente, romantique, cultivée, rêveuse et élégante... en somme, elle était parfaite et j'aime la perfection! Celle çi a pourtant de vilains défaut, elle peut aussi commettre d'irrémédiables erreurs. Mais l'amour est aveugle et Baudelaire avait raison en disant que "le beau est toujours bizarre". Ombline était bizarre et notre rencontre fut une calamité!!!
  Elle était la vice présidente d'une entreprise spécialisé dans la fabrication de papier toilette, et j'étais son concurrent. Pour mon plus grand malheur cette femme était aussi tenace que moi quand il s'agissait de défendre une chose aussi importante que ce que l'on nomme familièrement "papier cul". Cette guerre impitoyable dura deux ans, jusqu'au jour où je me retrouvai coincé dans l'ascenseur (endroit très peu original j'en conviens) avec ma pire ennemie qui était d'ailleur fort jolie, ce que je ne tardai pas à lui faire remaquer. Etant tout deux en possession de téléphones portables qui ne fonctionnaient pas (étrange coincidence) nous avons été dans l'obligation de nous suporter pendant trois heures, nous nous sommes si bien entendu que deux semaines plus tard nous vivions ensemble.
  Bien sur, cela va sans dire, Ombline n'était pas facile à vivre. Supporter chaque jour la perfection et ses nombreuse névroses est une des choses les plus insupportables qu'il m'est été donné de vivre! Mais ma force morale étant surpuissante, ma survie fut assurée... jusqu'au jour où:
  Alors que j'étais en plein massacre d'une sonate de Beethoven sur mon magnifique piano (car voyez vous j'étais pianiste à mes heures perdues) j'entendis un hurlement absolument inhumain en provenance de la cuisine. L'origine de ce cri ne resta pas longtemps inconnu, car ma bien-aimée surgit de nul-part dans son magnifique tablier à fleurs, m'attrappa par le col et me traîna telle une vulgaire serpillère dans son antre secrète  (la cuisine).
 
"CHARLES, hurla-t-elle à nouveau.Ca fait MILLE fois que je te dis que le torchon pour le sol s'accroche près de l'évier, tendis que celui pour la vaisselle se range dans le tiroire de CE meuble!!!!!!!!!!!!!
- Ecoute Ombline, répondis-je tremblant, c'est pas si grave que ça ma chérie...
- SI, c'est TRÈS grave!!! Et je te demande aussi de ne plus toucher à ce piano! Tu ne sais même pas en jouer!
-SI je sais en jouer! répliqu'ai-je en colère. Et toi tu n'ai bonne qu'à donner des ordre a une bande d'ouvrier dégénéré qui fabrique du papier toilette!
-ET BIEN,en parlant de papier toilette, "mon poussin", ça fait au moins vingt fois que tu oublie d'en remettre quand tu a fini le rouleau! Ce qui est TRÈS désagréable pour les personne qui passe après TOI!!!
-Je suis désolé "mamour", mais ma vie étant remplie d'activités diverses bien plus interressante que l'état des chiottes, mon cerveau certe surdimensionné ne se souvient pas TOUJOURS de ce rituel sacré que ta ta tyrannie me force à accomplir!!!!!"

 Roulant des yeux furibonds,ma harpie de femme se rua sur la boite à outils, puis à l'aide de la hache (encore sous l'emballage) et de tout ce qui lui tombai sous la main, elle réduisit à néant l'innocent et magnifique piano du parfait virtuose que j'étais! Après avoir encore brisé trois vitres et repeint le mur du salon avec le contenu de la marmite (soupe au potiron je crois) elle fit ses valises et d'en fut en claquant la porte, pour mon plus grand bonheur.

... Et heureusement, elle n'est jamais revenue.

 À présent tout va bien, je vis dans une villa entourée de sapin, avec piscine et balançoire. J'ai épousé une belle brune, une fille absolument parfaite bien qu'un peu hystérique j'ose l'avouer.

Mais l'erreur est humaine!!!

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FIN




Lilamor





Par Lilamor saintange
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Lundi 9 juillet 2007



Tu es à moi


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 Un ange... un ange de lumière, aux veines palpitantes de vie, qui souriait à la lune sous son masque d'opale.
 Il était si irréel, si pafaitement en armonie avec la nuit, que chacun de ses mouvement étaient emplie d'une  grâce sans pareille. Ses gestes étaient si doux si parfaitement élégants qu'il semblait carresser l'air de ses doigt laiteux. Jamais encore je n'avait contemplé une si parfaite incarnation de la beauté. Son regard aux doux reflets d'argent me vrillaient l'âme et mon coeur donnait l'impression de s'enfler dans ma poitrine comme pour mieux pouvoir le rejoindre. Son corps se mouvait avec tant d'élégance qu'il semblait faire partie integrante de la nature elle même, comme si chaque parcelles de son être était un atome, une poussière d'étoile.
Puis quand il murmura: "Viens..." se fut d'une voix sensuelle, intemporelle et profonde qui me transperça les entrailles pour venir se loger dans la main que je lui tendis avec émerveillement. Je me rapprochait encore un peu plus de cette créature divine; Quand je ne fus plus qu'à cinq centimètre de lui, que je pu sentir son souffle glacé sur ma joue, que je pu distinguer chacun de ses longs cils noirs et que je plongeai dans l'océan constellé d'argent de ses sombres prunelles... à cet instant précis, je me demandai: "Suis-je vivant? Est-ce ici ma fin? Cet être étrange est-il un ange? Mon coeur bat-il encore, ou est-ce seulement mon âme qui s'enfuit de mon corps?...J'ai... j'ai comme l'impression de rêver..."

Ce texte n'est pas fini, celui qui se sent le courage de le poursuivre, peu m'envoyer la suite sur mon adresse Email et je l'a plublierait, si elle colle bien à l'histoire initiale.

Par Lilamor saintange
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Mercredi 11 juillet 2007


La littérature


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La lecture... qui ne la connaît pas? Cette chose si intense qui vous transporte dans des endroits mystiques et merveilleux... La lecture qui vous fait vivre des aventures fantastiques peuplé de créatures divines incontrolables et perverses. La lecture pour fuire une réalité trop réaliste, pour oublier que la vie est triste et que le monde est laid, sans fantasmes, sans rêves. La lecture pour vivre des moment incroyables alors que nous ne sommes rien de si formidable. La lecture qui donne des jambes à ceux qui n'en ont pas, qui offre des oreilles aux sourds ne serai-ce que le temps d'un livre, ou d'une page.
Action des yeux, action de l'âme et de l'esprit, qui fige parfois une phrase ou un mot dans les méandre de votre mémoire... lire, quoi de plus agréable? Lire pour se faire peur parfois. Lire pour rêver. lire pour écrire aussi. Lire pour se dématerialisé. Lire pour ne penser à rien d'autre. Lire pour échapper à une lassitude qui nous ronge ou lire pour éloigner la solitude. Ou encore lire pour lire car rien ne peu nous faire plus plaisir que cet instant d'oubli où plus rien n'a d'importance, ni la maladie qui nous mine, ni la haine qui nous habite... rien, rien que cette aventure qui ne nous appartient pas mais qui comble ce vide, ces abysses ténébreuses dans lesquelles nous ne voulons pas sombrer. Car parfois la noyade est inévitable et nous n'osons pas dire que nous avons encore peur du noir. Lire pour chasser ses cauchemards...
Mais à présent, la lampe est allumée, le livre est ouvert et tout va bien.





Par Lilamor saintange
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Jeudi 12 juillet 2007


CADAVRE

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 Je suis un cadavre pourrissant dans la terre humide et fertile. Un cadavre putréfié habité par les insectes. Les insectes qui se repèsent de mon corps en décomposition comme si il s'agissait là d'un festin aux mille saveurs. Ils arrivent en masse, s'introduisant par millier, pénétrant par tout les orifice de ma carcasse dévoré par les vers.
 Le festin ne fait que commencer, le délice des invité est à son apogé. Seuls ma longue chevelure d'or repose intacte sur mes épaule autrefois douces et potelés.
 Je suis morte il y a un mois, le 24 décembre exactement. Jour de lumière et de présent, jour de bonheur pour les enfants. Moi j'était seule...  seule dans une chambre funérère. J'avais 7 ans. Ma robe de mérinos noire comprimait mon petit buste plat comme une deuxième peau... une peau de deuil.
 Je maudissai Dieu de toute mon âme! Il avait arraché ma mère à ce monde, plus belle que jamais dans les bras de la mort, ses longs cheveux noirs encadrant son fin visage plus blanc que la porcelaine, plus lisse que l'ivoire.
 Je ne pleurai pas, je regardai d'un oeil de glace ses pâle mains serré sur un chapelet de grenat finement travaillé.
 J'implorai les cieux de m'envoyer la mort, de me laisser la rejoindre en ses ténèbres. Mon voeux c'est exaucé, je suis morte mais je n'est point retrouvé la mère que j'avais tent aimée.
 Je l'ai laissé s'emparrer de mon corps frèle dans le lac gelé du jardin de mon père. Je m'étai mise à danser sur la glace. Je dansai la haine, le déséspoir et les ténèbre de la mort. Je tournoyai, ma robe de deuil se soulevant, tournant autour de mes jambes nues. Elle s'ouvrait telle une fleur vénéneuse attirant à elle le souffle de le mort. Et je me suis élevé , ange ténébreux aux boucles doré. Je me suis élevé vers le firmament, puis une main mortelle a brisé la glace. Mon corps fragile s'est alors enfoncé dans l'eau clair du lac; Je me suis laissé faire, j'ai insité la mort à venir me trouver... elle est arrivée puis s'est emparée de mon âme. Mon coeur a cécé de battre, ma fin approchait, je me suis arraché à mon envelloppe charnel dans un ultime effort.
 Je regardai mon corps gisant au fond du lac, blanc, froid, éphemère... ce corps, ce cadavre.
 Cadavre que je regarde en ce moment même se faire dévoré par des millier d'insectes affamés.

FIN

 
Par Lilamor saintange
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Jeudi 19 juillet 2007
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Texte sans titre
 
  Tu es si beau. Aujourd’hui plus que jamais. Tu es si beau, je ne me lasserai jamais de te contempler . Je n’arrive pas à détacher mes yeux de toi. Tu es si beau, là nu, dans ce lit défait. Tu dors encore. J’espère que tes rêves sont doux derrière tes paupières closes. Tes paupières cachant tes yeux d‘ émeraude et ce regard sublime. Je te regarde et je crois voir le visage d’un enfant apaisé.
 
  Les heures passent et je te fixe toujours. J’aime à croire que c’est moi qui suis la cause du sourire pourtant inconscient que tu portes, ce sourire qui m’a si souvent fait fondre. Il me semble que le soleil se lève, je le sais car ta peau s’éclaire. Je pourrais regarder l’heure sur le réveil qui ne sonnera désormais plus... ou même me pencher à la fenêtre pour vérifier que le jour est là, mais je gâcherais quelques précieuses heures en ne te regardant pas. Ta peau s’éclaircit. Elle est si pâle. J’aimerais tant la toucher mais j’ai peur de te réveiller même si je…
 
  Je t’observe encore…tes cils délicatement recourbéss, ton front lisse, tes cheveux bruns éparse sur les draps froissés, ton dos qui semble sculpté dans le marbre et tes lèvres si douce et fruités que j’aurais pu passer une vie à les embrasser.
 
  Je m’assois près de toi, en bas de ce lit ou nous nous sommes aimés. Toute une nuit, rien qu’une nuit. Ce fut toute une vie, rien que pour nous deux. Ton corps et le mien, Mon cœur et le tien. Je garderai ce souvenir comme un trésor... un héritage.
 
  Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vécu cela. Je suis heureux que tu sois venu à moi toute une nuit rien, qu’une nuit. Tu m’avais oublié pendant quelques années mais tu es la comme autrefois comme avant. Et tu as été à moi l’espace de ces quelques minutes, j’ai pu te serrer dans mes bras et c’est tout ce qui compte.
 
  Je suis heureux d’être la près de toi. Il me semble que je sent ton souffle sur ma nuque, est-ce le vent par la fenêtre ou bien mon esprit qui me joue des tours ?
 
  A côté de mes pieds, il y a deux verres de vin, le tien vide, le mien plein. Tu t’est enivré et j’ai rit de te voir ainsi.
 
  Je te caresse, ta peau est plus froide qu’avant. T’enlacer ne changeras rien à présent.
 
  Tu seras toujours ainsi à mes yeux, tel que tu as toujours été, beau et doux. Je grave cette image dans ma mémoire, l’image de l’homme que j’aime aujourd’hui et probablement pour toujours.
 
  Ne t’inquiètes pas mon amour je te rejoindrai on fera de beaux rêves ensemble…pour l’éternité…ensemble.
 
  J’embrasse tes lèvres fraîches. Un frisson me parcourt. Ne va pas croire que j’ai peur. J’ai tant attendu le moment ou t’aimer ne serait plus vu comme un crime. Là où l’on va tout est pardonné, mon ange.
 
  Je finis mon verre de vin avec un air solennel…
 
  Je commence à avoir un peu froid…Je me dis que j’aurais du fermer la fenêtre. Tant pis…
 
  J’ai un peu froid, je suis fatigué, mais je me sens calme et comblé comme jamais je n’ai pu l’être.
 
  Je prends ta main et t’embrasse encore .Ils diront que tout est finis mais pour nous tout commence.
 
  Je sens la vie qui s’étiole doucement, j’arrive mon ange.
 
  Contre tes lèvres je respire profondément. Ton dernier souffle était pour moi, mon dernier souffle est pour toi.


FIN

Yaellis
Par Lilamor saintange
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Dimanche 22 juillet 2007


...Les mains...

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  Elle était étrange. Tout en elle était bizarre, anormale, presque malsain.
 

  Elle avait de long cheveux blonds et de grands yeux marrons.

  Elle aimait la dentelle et les robes pâles, vieilles et trouées.

  Elle avait 16 ans et de longues jambes fines, presque maigres. Ses hanches étaient étroites, ses épaules osseuses et ses pieds un peu petits, un peu tordus.

...Mais
               ... elle avait surtout des mains d'une bizarrerie et d'une étrangetés peu courante.

 On ne pouvait pas dire qu'elles étaient belles, on ne pouvait pas dire qu'elles étaient laides.

 C'étaient de toute petites mains avec des doigts fins aux jointure noueuses.

 Des mains dépourvues de toute douceur.

 Des mains déjà ridées parcouru d'une miriade  de veines bleuté qui allaient finirent leurs couse aux bouts de leurs ongles mal taillés.

 Pour tout vous dire, ces mains ne semblaient même pas faire parties de sont corps, comme si on les avaient posé là faute de trouver mieux. 

 C'étaient les deux ovnis corporel de la jeune fille. 

 Elle regardait  avec tristesse ces doigts étranges qu'ellle aurait tellement souhaiter soustraire à la vu des passants. Ces mains perpétuellement glacées. Ces mains... ces choses qui étaient comme une insulte à sa jeunesse, à son corps qui était déjà si loin de l'ingrisme pervers de la belle Andomède.

 Elles les regardait, puis imaginait qu'elles étaient belles, éfilées, gracieuses, pleine de douceur et de voluptées.

 Elle songeait qu'un jour, peut être, quelqu'un l'aimerait, comme ça, avec ses mains à ellle, que rien ni personne ne pourrait changer... avec  ses yeux tristes et ses petits pieds tordus.

 Quelqu'un commes ça, qui voudrait la toucher, l'embrasser, poser ses lèvres là, au creux de ses doigts.

 Quelqu'un qui éffacerait sous ce baiser toute ses lignes, toutes les traces de sont passé, de son futur, ne laissant qu'un présent du présent, qui la ferait vivre chaques jours comme si il était le premier du reste de sa vie, comme si il était le dernier de sont passé...

                                                     Comme ça, c'est tout...

Et la drôle de jeune fille à l'air rêveur, la drôle de jeune fille au mains glacées pourrait être heureuse....comme ça c'est tout.


FIN


lilamor

 
Par Lilamor saintange
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Jeudi 26 juillet 2007
 


.Douce solitude.

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"Salut,ô reine, Mère de miséricorde; notre vie, notre douceur, notre espérance, Salut!

Enfant  d'Eve exilés, nous crions vers toi.

Vers toi, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O toi, notre avocate, tourna vers nous tes regard miséricordieux.

Et après cet exil, montre nous Jésus, le fruit  béni de tes entrailles.

O clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

...Regina caéli laetare, alleluia!

ALLELUIA...

...Alleluia."



  Soeur Marie Neyrelle, dans sa pâle solitude, regardait par la fenêtre les montagnes interminables, libres et majestieuses qui s'étendaient au pieds du couvent encore paisiblement endormit.

  Les barreaux ne l'empêchaient plus de rêver, ellle arrivait à les oublier pour ne plus voir que le paysage verdoyant. Les murs de sa cellule blanchie à la chaux ne lui faisaient plus peur , elle pouvait faire abstraction de l'aspect lugubre et fantômatique de cette chambre qui semblait être une prison pour son âme éprise de voyages.

  Elle vivait, tout simplement... et rien de plus. Tout était vide de sens et rien n'avait d'importance.Elle ne servait à rien ni à personne, chacun de ses gestes étaient inutiles. Rien ne pouvait plus la satisfaire. Sa vie entière n'était qu'un long soupir inodible... un soupir de solitude, de fatigue. Sont être tout entier était fatigué de vivre avec tant de mots insensés, sans cesse répétés.

  Épuisée par une vie qui n'en vallait pas la peine, une vie entière dédié à un dieu ingrat en qui elle ne croyait plus. Elle l'avait tant prié  se seigneur invisible, mais jamais... jamais il ne l'avait délivré de cette monotonie existentielle, interminable.

  Une indifférence froide et trenchante avait pris possétion de son âme. La maladie la rongeait. Un mal de l'Esprit qui laissait son corps intacte, un mal psychique qui s'infiltrait dans ses pensées avec perfidie pour ne laisser derrière lui qu'un vide, un néant d'une étendue incommensurable. Seul son regard restait le même, tendis que tout ses souvenirs s'envolaient abandonnant sa mémoire pour aller se dissoudre au hasard des nuages.


"Déo Patri sit gloria, et filio, qui ce mortuis surrecit, acParadito, Insaecuto rum saécula-  Amen"
  Tritste litanie sortant inlassablement de ses lèvres entrouvertes.

  Soeur Marie Neyrelle, dans sa solitude parfumé, songeait que dans un lointain passé dont elle ne se souvenait point... un jour peut être quelqu'un l'avait embrassé, peut être sa beauté avait elle servit à quelque chose, peut être un matin, s'était elle regardé dans un miroir en se disant qu'elle était belle, peut être s'était réjouie de la luxuriante noirceur de sa longue chevelure. Peut être... tent de suposition et si peu de souvenir.

  Ici dans cette sombre maison de prière, sa jeune splendeur était offerte au seigneur Dieu tout puissant qui reignait sur son corps, l'enfermant dans un uniforme sombre et triste à pleurer.

Prisonnière de cette carapace de tissus, Soeur Marie Neirelle pensait que cela devait être le sort de tout les condamnés d'être un jour enfermé. Enfermé, pour mieux souffrir... souffrir pour mieux périr. Et ça n'est point la faim qui nous fait succomber, mais l'amertume.

  Des années auparavant, elle avait été libre, heureuse. Elle avait couru dans les bois cheveux libres et jambes nues. Elle avait rit, elle avait pleuré parfois, comme tout le monde.
  Durant de courte années la naïveté de l'enfance avait fait sont bonheur. Plus tard elle avait connue les langueurs de l'amour et ses douces voluptés.

  Mais, la vie est trop courte et tout bonheur à une fin. Sa famille périt dans les flammes. Tous moururent sauf elle. Un chagrin écrasant s'abatit sur son âme, rien ne pu la consoler et ses larmes étaient intarissables. Elle n'avait plus aucun parents, et personne pour la receuillir.

  Elle avait 15 ans et sa vie s'achevait déjà car ce qui suivit ne fut point une vie, mais un véritable vide indolore, un enfer de solitude.

  Soeur Marie Neyrelle dans sa solitude matinal, mis le feu à sa chambre à l'aide d'une bougie qu'elle fit tomber sur ses draps. Elle ne chercha pas à se sauver. Cela n'était point un acte de destruction, mais une véritable délivrance.

  Sarah, car tel était son nom, dans sa solitude écarlate, venait de périr par les flammes comme elle aurait dû le faire à l'aube de ses 15 ans dans la maison familliale.


FIN

Lilamor

Par Lilamor saintange
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Vendredi 27 juillet 2007


Le piano


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"Jamais je n'ai peint d'ange, car jamais je n'en ai vu."
Courbet

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   La pièce était baigné de lumière et le parquet d'ébène brillait d'un éclat surnaturel. En son centre trônait un piano à queu aux doux reflet caramel. 
  La jeune fille était là, comme ça, dans l'encadrement de la porte. Le temps semblait s'être arrêté comme si la paisible lumière immobile qui filtrait par les immenses vitres du salon, allait resté ainsi fixé à tout jamais. 
  Seul le tic-tac lointain d'une pendule venait briser le silence. Les minutes sécoulaient inlassables, mais rien ne bougeait.
  La demoiselle au yeux tristes, tremblait de désir face aux touches immaculés du majestieux instrument. Mais elle avait peur. Sont âme hurlait de terreur.
  Soudain, sans que rien ne change autour d'elle, elle se mis à parler d'une voix chantante. Les mots coulait de ses lèvres entrouverte en un flot continu intarrissable. Elle conversait avec elle même, car personne d'autre ici ne l'écoutait:

  "Je m'appelle Gabrielle, et je suis d'une beauté sans pareille. Telle la rose je ne m'épanouie que dans les milieu de charmes et de magnificence tel que celui çi. Ma chevelure est du roux le plus tendre et ma peau du blanc le plus pur... Je m'appelle Gabrielle, j'ai 22 ans, de grands yeux bleus et un corps de reine. J'ai 22 ans...
  ...Je crois que l'ai déjà dis. Je ne sais plus."

  Elle se tourna, regarda alentour avec confusion, puis, repris:

  "Oui voilà, c'est cela. Je suis belle et je m'habille toujours en blanc, car c'est beau et que cela me va bien. J'aime le thé un peu poivré et les biscuits au citron. J'aime la musique, je la désire, mais je ne peu la toucher... j'adore le piano, cet...cet étrange instrument, elle jeta un regard au piano et continua de plus en plus embrouillé, heu...instrument à cordes, me comble et me ravie. Il est le seul à être digne de moi.
  Enfin, je me présente, je me nomme Elisa, murmura t'elle égaré,et je suis très belle... belle comme la rose. Ma chevelure blonde et soyeuse est l'héritage de ma mère parraît-il, car en vérité je ne l'ai jamais connue. Tout comme vous je m'habillle toujours en noir, car  c'est le deuil d'une personne oublié et que cela me va bien."

  Ses yeux se voilèrent et elle  se laissa glisser au sol tout en jetant des regards affolés au hasard de la pièce. D'une voix tremblante et ayant perdue toute assurance, la pauvre jeune fille continua son récit dans un ultime effort:

  "Je... je me nomme Elina. Non pas Elina, ni Elisa! Elza... voilà Elza. Je disais donc, je me nomme Anna, j'ai 19 ans,de sombre yeux noirs et un corps de fée. J'ai 18 ans... enfin 19... heu, je ne sais plus... je, je...
 Le, le piano... il......NOOONNNNNNN!!!!!!................................."

  Ainsi soit-il.
  Son cri résonna un long moment puis ellle tomba au sol le visage tourné vers le plafons blanc, un air d'ultime détresse figé à jamais dans ses yeux pâles.
  Un ange à ses côtés, la regarde. Il n'est que beauté et ses ailes immaculées se sont fermées. Il se penche et prend dans ses bras le corps frèle de la demoiselle... doucement il la berce.
  Elle ne parle plus, elle est morte. Lentement il ferme ses paupières. Elle s'est éteinte, la flamme de sa vie torturée s'est consumée bien vite. Elle a trop parlée.
  Le piano a disparu, à sa place se tient la belle créature ailée tenant entre ses bras la dépouille de la jeune fille.
  Elle l'avait tant désiré ce piano, mais toujours elle l'avait craint, car l'amour parfois fait peur, il déstabilise...
  Alors la petite Mélodie avait tentée de l'oublier. Elle s'était construit un monde; Un monde où elle avait 22 ans, où elle était rousse. Un monde absurde et iréel de biscuits au citron et de robes blanches. Un monde d'ailleur, où la vie était belle, où les pianos étaient des instruments à cordes et n'étaient pas des anges.
  Car il ya longtemps, elle s'appelait Mélodie. Elle avait 19 ans, un corps de fée, de grands yeux sombres et une blonde chevelure soyeuse.
  Il y a longtemps, quand elle s'appelait encore Mélodie, qu'elle aimait les biscuits à la framboise le café noir et les robes rouges.
  Il ya longtemps quand une mine ne l'avait pas encore brisée et défigurée.
  Il ya longtemps quand elle avait 19 ans et que la vie était belle.
  Il ya longtemps, quand elle jouait du piano en chantant  et que les miroirs ne lui faisaient pas peur.

À présent Mélodie à 25 ans et sa vie c'est éteinte avec sa folie.
Dehors le soleil éclaire la ville dévasté et l'ange pleure,
il pense au piano qu'il a été et à la douce Mélodie qu'il a connu,
il y a longtemps.

FIN

 
  Lilamor

 
  
 
Par Lilamor saintange
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